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24 Nov 2021 | Profession
 

Un gang de voleurs de recettes condamné

• Alpes-Maritimes. Les 29 janvier à Golfe-Juan et 3 février 2019 à Antibes, deux buralistes avaient été violemment agressés en pleine rue au moment où ils allaient déposer leurs recettes à la banque.

Les auteurs, des malfaiteurs particulièrement bien renseignés, agissaient avec le même mode opératoire. Gantés et casqués, surgissant au guidon d’un scooter volé, ils ont gazé leurs victimes pour leur faire lâcher leur précieuse sacoche.

La première tentative a échoué. La victime s’était agrippée à son bien, faisant fuir les voleurs à deux roues. La deuxième victime a tenté également de résister, en enfouissant sa sacoche dans un sac à dos recouvert par sa doudoune. Elle a été gazée par deux fois, puis projetée à terre, par des individus déterminés. Ils sont finalement parvenus à leur fin.

Les enquêtes ont révélé – à l’aide de traces ADN, de vidéos exploitées au moyen des caméras de vidéosurveillance, de géolocalisation par la téléphonie – l’identité de deux Marseillais. Ces derniers, qui avaient pris la fuite vers la cité phocéenne à bord d’un véhicule conduit par un complice, ont été tués lors d’un règlement de compte.

D’autres investigations ont permis d’identifier tous les protagonistes encore en vie. Ils ont comparu le 9 novembre devant le tribunal judiciaire de Grasse.

Un Cannois de 28 ans, trahi par son ADN retrouvé sur une durite du scooter volé lors de la première tentative, était aussi le conducteur de l’auto des défunts Marseillais. Il compte 13 mentions à son casier judiciaire et fréquentait le bar-tabac. Il a été condamné à 6 ans de prison avec maintien en détention.

Un quarantenaire, natif de Tripoli (Libye) – le guetteur qui résidait entre le tabac (Golfe-Juan) et la banque – a nié toute participation aux agressions. Il a été condamné à un an de prison avec maintien en détention.

Enfin, un « vieil ami de 30 ans », qui aidait une des victimes pour divers travaux, s’est « transformé en Juda » : c’est lui qui a prévenu ses complices en donnant le « top départ ». Il comparaissait libre sous contrôle judiciaire et a été condamné à deux ans de prison avec mandat de dépôt à la barre.