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20 Août 2021 | Profession
 

« J’adore ce métier ! » … Plus de vingt ans après l’ouverture de son tabac-presse à Val-de-Reuil, Fabrice Lefebvre (président des buralistes de l’Eure) n’a rien perdu de sa motivation ni de son franc-parler. Il n’a eu de cesse de faire évoluer son activité pour la pérenniser et conserver sa clientèle.

Il se définit désormais comme le patron « d’un drugstore du quotidien ». Cigarette classique ou électronique, cadeaux, loisirs, papeterie … Tout est soigneusement disposé dans des espaces dédiés à chaque catégorie de produits proposée.

« Tout est agencé pour que cela soit net et précis pour le client » se félicite le buraliste dans La Dépêche de Louviers. Chaque jour, entre 800 et 1000 personnes franchissent les portes du « Rolivalois ».

•• À cette multitude de produits du quotidien s’ajoute un large éventail de services.

L’objectif est d’attirer de nouveaux clients : « il y a dix ans, 68 % de nos clients achetaient du tabac. Aujourd’hui, il y en a moins de 50 %. Nous subissons la concurrence du marché illégal et transfrontalier. Pour survivre, nous devons nous adapter et répondre aux besoins de nos clients. La digitalisation nous permet de diversifier les services que nous proposons. »

Transferts d’argent, téléphonie, paiement de factures, d’amendes et d’impôts, cartes grises et services bancaires sont autant de services qui ont aidé le bureau de tabac à attirer une nouvelle clientèle. « J’ouvre un ou deux comptes Nickel par jour ! Je suis la première banque de Val-de-Reuil » sourit Fabrice Lefebvre.

•• Il affiche même son optimisme quant à l’avenir de la presse : « je trouve que cela fonctionne assez bien. Les volumes ont baissé mais les gens continuent d’acheter la presse. Ils sont plus à la recherche de produits de qualité qu’ils vont pouvoir garder. Les journaux et les magazines sont aussi importants pour les lecteurs qui ne sont pas sur internet et les réseaux sociaux. En lisant la presse locale, ils sont contents de trouver du contenu qui concerne ce qu’il se passe chez eux. »

•• En tant président départemental des buralistes, il assure que la profession se porte bien : « dans l’Eure, il y a deux à trois fermetures par an et il y a eu 50 changements de propriétaires depuis le début de l’année. La profession à de l’avenir à condition de continuer à nous diversifier. C’est un métier qui est sans cesse en mouvement ».

Et citer le CBD que les bureaux de tabac ne sont pas encore autorisés à commercialiser : « à nous d’accompagner ce mouvement mais il faut aussi que nos autorités nous écoutent que l’on discute ensemble ! ».