Après le repas gastronomique des Français ou encore la baguette de pain, et si les « pratiques sociales et culturelles dans les bistrots et cafés » figuraient au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco ? C’est l’ambition de l’Association des bistrots et cafés de France, en partenariat avec le PMU (voir le 13 décembre). Nous reprenons des extraits d’un article de La République du Centre.
Ces établissements sont, souvent, l’âme des quartiers et des villages, comme à Allanche, petit bourg du Cantal, où le bar-PMU a été repris en 2016 par deux hommes bien décidés à rendre service et à créer du lien.
« Les chevaux, tout ça », ce n’est pas son « truc ». Qu’importe. Jean-Paul, 64 ans, vient tous les matins pour lire le journal en buvant un café allongé : « Il arrive sur ma table sans que je ne demande quoique ce soit. »
Pour ce retraité de l’enseignement comme pour les « tatas flingueuses » de la table d’à côté qui ne manquent pas de lui notifier sa panne de réveil s’il accuse un léger retard, le bar-PMU est un « centre de vie », « un lieu de sociabilité », « un repère » : « Les propriétaires prennent très peu de vacances mais la semaine où ils sont fermés, c’est mort de chez mort ! » « C’est notre sortie du matin, confirme Pierrette, l’une des fameuses “tatas flingueuses”. Au lieu d’aller à l’église, on vient là. »
Allanche est une petite commune d’à peine 800 habitants située en bordure du plateau du Cézallier, dans le Cantal.
Autrefois commerçante, elle ne compte plus que trois cafés.
Et les foires qui ont fait sa renommée ont décliné il y a des décennies. « Un jour comme aujourd’hui, il y avait des camions dans toute la rue », se rappelle Christophe Cuzol, qui a repris Le Mercœur il y a neuf ans, avec Emmanuel Lafloque.
Christophe n’aurait « jamais imaginé revenir » dans le village dans lequel il a grandi. Lui qui était chef de service éducatif à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) est finalement rentré.
Avec l’envie de travailler avec « Manu », rencontré il y a trente ans dans une station-service (« Il achetait une bouteille de whisky, moi une bouteille de coca »), et la mission de faire « vivre ce petit bourg tranquille ».




