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7 Nov 2017 | Profession
 

Première hausse du prix du tabac ce lundi 13 novembre (voir Lmdt du 7 novembre) avant les augmentations progressives, à partir de mars 2018, pour atteindre 10 euros en novembre 2020 … les buralistes valenciennois regardent du côté de la Belgique, leur concurrente si proche. 

•• « Les gens l’ont déjà anticipée et ils sont allés s’approvisionner massivement en Belgique, dès l’annonce du paquet à 10 euros, cet été », soupire, dans La Voix du Nord de ce mardi 7 novembre, Joël Delbove, président de la chambre syndicale des buralistes, dont le bar-tabac est situé à 15 kilomètres de la frontière.

« J’avais des clients fidèles et, par rapport à leur porte-monnaie, ils me disent qu’ils vont maintenant en Belgique. Sur le tabac à rouler par exemple, c’est 50 % moins cher… ». Avec le paquet à 10 euros, ça « va faire mal, ça va être une catastrophe. 46 % du tabac fumé à Valenciennes provient déjà de Belgique ».

Y gagner en termes de santé publique ? : « À condition que ça soit pareil tout autour. Nous, on n’est pas l’Australie, on n’est pas entouré d’eau. On est entouré de pays avec des prix différents. »

•• Patrick Falewee, président de la fédération des buralistes du Nord, va plus loin et propose que la législation impose « zéro tabac entre la Belgique et la France », même pas une cartouche. « Il y a plein de frontaliers qui ramènent pour les voisins, les amis … ».

Et les buralistes nordistes de décrire les énormes commerces de l’autre côté de la frontière : « là-bas, ils vendent le tabac par palettes », conclut, amer, Patrick Falewee (voir Lmdt du 13 août).

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