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8 Jan 2013 | Profession
 

L’annonce d’une baisse de 5% des ventes de cigarettes dans Les Echos (voir notre information de ce jour) a fait l’objet d’une première vague de traitements médiatiques autour du débat « baisse des ventes ou repli de la consommation ? ».

• Ainsi, pour France 2 (Télématin de 6h30), « enfin , ça marche : en 2012, pour la première fois, les ventes de tabac ont vraiment baissé. Ce ne sont pas les campagnes de santé publique ou de prévention qui y sont parvenues … Le nerf de la guerre est plus prosaïque : l’argent … Le fait de s’en griller une est devenu un petit luxe et on sent que la crise est passée par là ». Sur cet argument, le reportage se limite  seulement à une allusion au marché parallèle. A l’inverse de LCI qui insiste sur une baisse des ventes au profit des pays limitrophes.

• « Les ventes de cigarettes sont-elles en train de partir en fumée ? » s’interroge RMC qui trouve confirmation auprès d’un buraliste parisien annonçant une baisse de 15% « sous le double effet de la dernière augmentation d’octobre et de la pression sur le fumeur ».

• RTL a consacré au sujet une bonne partie de sa matinale, avec pour commentaire de fond : « ces chiffres ne doivent pas masquer la réalité : les Français fument toujours autant … en allant notamment acheter au-delà des frontières ou en bénéficiant du fameux marché parallèle ». Ce que semblent confirmer les avis des auditeurs, un micro-trottoir de fumeurs ou l’interview d’un buraliste dans le 11ème arrondissement : « ça chute depuis le 2ème trimestre. Sur une marque célèbre, on a divisé la vente par deux. Les jeunes les achètent là où c’est deux fois moins cher ».
A l’inverse, le Pr Dautzenberg (président de l’Office français de prévention du tabagisme), restant sur sa position traditionnelle , botte en touche sur le marché parallèle :  « nous avons eu quatre hausses de 30 centimes qui n’ont rien fait. Avec plus 40 centimes, ils ont tapé un peu plus fort et il y a eu un petit effet. Nous ne voulons pas forcément que le tabac soit le plus cher du monde mais que l’augmentation des prix soit un argument de gestion de santé publique. Or, avec la hausse de juillet, on semble se préparer à une faible augmentation … ».
RTL rappelle le « ras-le-bol des buralistes qui devrait se faire entendre jusqu’à Bruxelles le 22 janvier ».

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