C’est jour de boycott contre la Française des Jeux chez les buralistes du département de la Marne (voir Lmdt du 19 septembre), avant les autres actions de protestation programmées le 27 septembre, jour de lancement de la nouvelle formule Euro Millions (voir Lmdt des 21, 18, 14, 13 et 10 septembre).
• Au micro de France Info, un buraliste de Reims se montre particulièrement remonté : « je ne travaille plus pour ces gens-là, ce sont des bandits. Maintenant, ils nous traitent comme des malpropres. En ce moment, on est déjà gêné avec l’arrivée du paquet neutre. Et sur internet, il n’y a pas de contrôle vis-à-vis des mineurs. Là, on en a vraiment marre, marre, marre … ». Les clients estiment que « valider et retirer ses gains chez un fleuriste, c’est une drôle d’idée ».
• Toujours sur France Info, Pascal Montredon a fait une mise au point, tôt ce matin : « c’est incroyable que la Française des Jeux souhaite aller chez des fleuristes alors que tous les buralistes ne sont pas équipés de terminaux … C’est incroyable, alors que le paquet neutre ne remplit pas encore nos rayonnages, qu’on nous donne un nouveau coup de massue avec cette proposition de la Française des Jeux – qui appartient aux pouvoirs publics – d’aller s’éparpiller dans d’autres points de vente … On n’y comprend rien. C’est pour cela que des actions commencent à se mettre en place …
« Je crois que l’on est en train de casser notre réseau. Et, depuis ce matin, on parle d’une augmentation de 15 % du tabac à rouler. On ne comprend pas, alors que nous sommes en négociation dure avec Christian Eckert pour le prochain Contrat d’avenir. Et, tous ces sujets, nous sommes en train de les mettre sur la table. Concernant notre rémunération FDJ, qui n’a pas bougé depuis 1976, nous souhaiterions passer au moins à 5,5 % très rapidement, pour après l’étaler dans le temps.
« Ce qui est important de comprendre, c’est que nous ne sommes pas ennemis de la Française des Jeux, ni ennemis d’une politique de santé publique. Nous voulons apporter un service de proximité que nos citoyens sont en droit d’attendre.
« Si la Française des Jeux souhaite s’expatrier dans d’autres réseaux que j’appelle « exotiques » autres que tabac et presse, que l’État nous donne l’autorisation d’accueillir d’autres sociétés et d’autres services …
« En fonction des avancées des négociations qui vont avoir lieu dans les prochains jours, nous n’écartons pas l’idée de lancer un mot d’ordre national contre la Française des Jeux ».




