La députée PS et présidente d’Alliance contre le tabac, Michèle Delaunay, était l’invitée de Sud Radio, ce jeudi matin, pour commenter la transposition française de la directive tabac sur les marques et dénominations commerciales (voir Lmdt des 21, 20 et 19 juillet et 27 juin).
Inévitablement, elle est revenue sur l’augmentation du prix du tabac avec le seuil psychologique des 10 euros : « je sais qu’il y a un obstacle, celui des pays frontaliers. J’étais hier et avant-hier en Allemagne pour parler justement de cela. Si le paquet est à 10 euros en France et à 5 euros en Allemagne, on augmente, c’est vrai, les transports transfrontaliers. (sic)
« Donc nous devons peser parallèlement pour obtenir ce paquet à 10 euros dans les pays proches et sur l’Europe elle-même. Et je vais voir le Commissaire européen Pierre Moscovici pour tendre vers une égalisation, car nous savons que nous ne l’aurons pas tout de suite … Mais, pour au moins obtenir un prix minimum au-dessous duquel aucun pays ne puisse vendre du tabac. Une sorte de prix plancher ».
Dans son raisonnement Michèle Delaunay oublie un peu vite les écarts de salaire moyen dans l’Union européenne. Sur les 28 Etats membres, 10 ont un salaire moyen supérieur à 2 000 euros, 6 supérieur à 1 000 euros et 10 inférieur à 1 000 euros.
La réalité telle qu’elle est.




