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12 Fév 2016 | Profession
 

Christian Eckert buralistesPar les temps qui courent, ce n’est pas une mauvaise nouvelle pour les buralistes. Confirmé dans ses fonctions, hier lors du réaménagement ministériel, le secrétariat d’État en charge du budget, Christian Eckert, est un interlocuteur qu’ils connaissent et qui les connait. C’est toujours leur ministre de tutelle.

L’élu lorrain a connu de près le sort des buralistes frontaliers dans une région déjà sous la pression sociale des convulsions de secteurs comme les mines ou la sidérurgie.

Solide travailleur – il a présidé la difficile commission des Finances de l’Assemblée – il n’a jamais caché à ses collègues qu’un petit cigarillo aidait à la réflexion, voire à la détente.

Selon l’expression consacrée, ses contacts avec les buralistes ont toujours été francs et directs. Le ministre ne rechignant jamais au débat, même dans les circonstances difficiles (voir Lmdt du 6 novembre 2014) et respectant strictement la règle de solidarité gouvernementale, y compris avec sa collègue Marisol Touraine.

Christian Eckert maîtrise tous les aspects de la problématique des buralistes, alors que le paquet neutre va arriver : développement du marché parallèle ; disparition des points de vente, notamment dans les zones rurales ; enjeux d’une diversification pas évidente à financer concrètement ; évolution du secteur des jeux vers le numérique, etc.

Lors de son dernier entretien avec Pascal Montredon et Jean-Luc Renaud (secrétaire général de la Confédération / voir Lmdt du 18 janvier 2016), les grandes étapes de la négociation pour le prochain Contrat d’avenir ont été esquissées.

Reste que le ministre va devoir affronter des sujets épineux : nouvelles pressions fiscales sur le tabac ; gestion de la double homologation des prix avec le ministère de la Santé ; dossier traçabilité du tabac; lutte contre une contrebande qui s’intensifie.

L’expérience va être utile.