« Tabac en ligne : les acheteurs bientôt sanctionnés » …
L’annonce de Christian Eckert, au Congrès des buralistes ce jeudi 6 novembre, est largement reprise dans les quotidiens de ce jour (voir nos informations 1 et 2).
On retiendra, dans Metronews, la réaction de Pascal Montredon qui juge cette volonté « insuffisante pour calmer les inquiétudes ». En rappelant l’ampleur du phénomène « sur les 25 % de tabac achetés hors du réseau traditionnel, 30 % passent par les ventes transfrontalières, le reste étant partagé entre les réseaux mafieux et la vente sur Internet ». Ou le commentaire de Libération : « en lançant ses douaniers à l’assaut du Net, l’homme de Bercy espère aussi faire rentrer des dizaines de millions d’euros qui passent outre ses filets : une cigarette sur cinq fumées en France n’est pas achetée chez un buraliste et ne s’affranchit donc pas des taxes ». Ou encore celui Echos : « Ce combat-là permet surtout de faire rentrer la TVA et les autres taxes ».
Dans une interview au Figaro, Christian Eckert ne s’engage pas « dans un moratoire sur le prix », mais annonce que « pour la hausse des taxes de janvier, tout n’est pas complètement arrêté. Nous avons tous les véhicules législatifs à notre disposition pour faire évoluer la réglementation d’ici à la fin de l’année. S’il y a une modification du calcul des taxes, elle sera dimensionnée en fonction de ce que sont nos priorités : les effets sur la santé, l’intérêt de l’État, celui des buralistes » (voir Lmdt du 7 novembre).




