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29 Mai 2026 | International
 

La Suède a fustigé la décision de la France d’interdire la vente, l’importation et même la possession de sachets de nicotine aromatisés (voir le 1er avril 2026). Un ministre va même jusqu’à parler d’attaque contre le mode de vie suédois. Nous reprenons une information de BFM Business (voir aussi les 6 avril 2026 et 12 mai 2026).

La Suède ne digère pas l’interdiction de la vente de sachets de nicotine en France. Depuis le 1er avril, l’Hexagone a adopté l’une des interdictions les plus strictes d’Europe concernant ces petites boîtes, remplies de poches aromatisées à glisser sous la dent.

Un Suédois qui aurait — légalement — acheté un paquet dans son pays et l’aurait emmené lors de ses vacances françaises s’expose ainsi à une peine allant jusqu’à cinq ans de prison et une amende de 375 000 euros.

« C’est comme si nous interdisions les baguettes françaises ou le vin français en Suède, a fustigé le ministre suédois du Commerce, Benjamin Dousa, auprès du Financial Times. C’est absurde. »

Stockholm n’est pas la seule à contester.
L’Italie, la Grèce et quatre autres pays ont exprimé leurs inquiétudes quant à la légalité de cette mesure, qui pourrait aller à l’encontre du marché unique. « De notre point de vue, elle n’est pas conforme », a ainsi clamé Benjamin Dousa.

Stockholm n’est pas la seule à contester. L’Italie, la Grèce et quatre autres pays ont exprimé leurs inquiétudes quant à la légalité de cette mesure, qui pourrait aller à l’encontre du marché unique. « De notre point de vue, elle n’est pas conforme », a ainsi clamé Benjamin Dousa.

La Suède est pionnière de ces sachets, alternative sans tabac du snus, ces sachets à mâchouiller utilisés depuis des siècles en Scandinavie. Dans un communiqué, la France a d’ailleurs indiqué qu’il y avait un flou pour savoir si le snus était concerné par cette interdiction.

Cela n’a pas calmé les parlementaires suédois, alors que cinq eurodéputés sociaux-démocrates ont menacé de boycotter les travaux parlementaires. Dans une lettre adressée à Roberta Metsola, présidente du Parlement, ils regrettent que le décret « porte atteinte au cœur même du marché intérieur de l’Union ». Ils assurent notamment qu’il a « des conséquences directes sur la libre circulation des personnes » car les citoyens européens risquent des sanctions en voyageant en France.

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