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26 Fév 2026 | Observatoire
 

L’OFDT a publié, ce 25 février, les résultats du troisième volet de l’Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) menée en 2024 auprès de 11 000 élèves du secondaire, sur leurs comportements d’usage d’alcool, tabac, cigarette électronique, cannabis et autres substances illicites. Les résultats pour l’année 2024 montrent que les usages continuent de diminuer, quoiqu’avec une ampleur variable, pour la plupart des produits.
C’est en ces termes que débute une communication de l’Observatoire français des Drogues et des Tendances addictives (OFDT), publiée ce 25 février, que nous reprenons.

Les premières générations sans tabac en perspective

En 2024, 7,7 % des collégiens et 30,6 % des lycéens déclarent avoir déjà fumé une cigarette. Le tabagisme quotidien ne concerne que 0,9 % des collégiens et 5,6 % des lycéens. Ces pourcentages sont les mêmes entre garçons et filles au collège mais les lycéennes ont un peu plus expérimenté le tabac que leurs pairs.
Les expérimentations ont globalement baissé depuis 2022, mais pas les usages quotidiens – qui étaient déjà alors en forte baisse.
En contrepoint, la diffusion de la cigarette électronique demeure importante – supérieure à celle des cigarettes de tabac.

Alcool : un rebond, attendu, en post-covid

Après une baisse continue entre 2010 et 2022, on observe entre 2022 et 2024 un rebond des niveaux d’expérimentation de boissons alcoolisées.
L’expérimentation de l’alcool augmente au fil de la scolarité secondaire : elle concerne 8,5 % des élèves de sixième et jusqu’à 73,3 % des élèves de terminale.

Chez les lycéens, des usages de substances illicites qui restent rares

Seuls les élèves à partir de la troisième ont été interrogés sur leurs usages du cannabis. Parmi les élèves de troisième, 7,4 % l’ont expérimenté et jusqu’à 21 % en terminale ; 4,6 % en troisième et 14,5 % en terminale en ont consommé dans l’année écoulée. Les garçons sont systématiquement plus consommateurs.

Concernant les autres drogues illicites, 2 % des lycéens déclarent avoir expérimenté la cocaïne, 2 % la MDMA/ecstasy, 1,6 % les amphétamines et 1,3 % la méthamphétamine.
Les niveaux d’usage de protoxyde d’azote sont restés stables entre 2022 et 2024 et l’expérimentation concerne 5,8 % des lycéens en 2024.

Deux familles de substances illicites ont été mesurées dans EnCLASS pour la première fois en 2024 : les cannabinoïdes de synthèse (déjà consommés par 3,4 % des lycéens) et les cathinones (par 0,8 %).

Des substances perçues comme moins accessibles

L’accessibilité perçue du tabac, de l’alcool et du cannabis a significativement diminué entre 2011 et 2024. Les lycéens considèrent toujours l’alcool comme la substance la plus accessible, suivi de la cigarette électronique, de la cigarette de tabac, puis du cannabis.

Quant à la dangerosité perçue, elle varie selon la quantité ou la fréquence d’usage considérée. Une majorité de lycéens voit un risque important au fait de boire quatre ou cinq verres d’alcool chaque jour mais ils ne sont qu’un tiers à associer un risque important au fait de boire un ou deux verres par jour. Idem pour la cigarette : seulement 15,3 % considèrent que fumer occasionnellement du tabac constitue un risque important pour la santé.

(Voir aussi le 15 janvier 2025 ainsi que les 25 janvier 2024 et 26 janvier 2024)