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26 Fév 2025 | Profession
 

Suite aux récentes déclarations de la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, annonçant son intention dinterdire les sachets de nicotine, les assimilant à une « porte dentrée vers les drogues dures », BAT France souhaite rappeler que cette affirmation est non étayée et sans fondement rigoureux.

C’est ainsi que débute un communiqué de BAT France (du 20 février) que nous reprenons.

Contrairement aux affirmations avancées par la ministre, aucune étude scientifique ne permet d’établir que la consommation de sachets de nicotine serait un facteur favorisant la dépendance aux substances illicites, mais bien une alternative moins risquée que la consommation de tabac combustible. 

« Cette désinformation, alimentée par des groupes anti-tabac qui semblent avoir perdu de vue leur mission première, répand la peur et l’incompréhension à l’égard des produits alternatifs, en ignorant les faits concluants étayés par des études scientifiques. Ouvrons le débat pour atteindre l’objectif de la France », déclare Sébastien Charbonneau, Directeur des Affaires Publiques et Réglementaires (voir 28 janvier).

•• Lexemple de la Suède

La Suède et la Nouvelle-Zélande sont des exemples à suivre pour la France. Ces deux pays ont considérablement réduit leur taux de tabagisme en privilégiant et en encourageant l’utilisation de produits de nicotine alternatifs.

Et le bilan est clair : un taux de tabagisme de 5,4% en Suède en 2024 contre 23,1% en France. En diabolisant un produit à risques réduits, on alimente l’ignorance et le maintien du tabac, responsable de 75 000 décès annuels en France.

•• Ne nous trompons pas de combat !

BAT France exprime son inquiétude quant aux conséquences dune interdiction brutale et inefficace des sachets de nicotine. Une telle mesure serait contre-productive, car elle priverait les fumeurs adultes d’une alternative moins nocive au tabac, réduisant ainsi leurs choix de produits à base de nicotine.

De plus, lexpérience internationale démontre que la prohibition favorise le développement dun marché noir. En France, une étude récente, menée par BAT France et Webdrone4, a révélé l’existence de 476 publications illégales de sachets de nicotine entre septembre 2023 et décembre 2024. Cette analyse met en lumière un marché parallèle déjà bien établi, principalement sur Telegram (58,82 %), Snapchat (32,14 %) et Facebook Marketplace (6,30 %), où les produits échappent à tout contrôle sanitaire.

Une interdiction complète pousserait de nombreux consommateurs à se tourner encore plus vers le marché noir (voir 5 février 2025).

Enfin, cette interdiction va à l’encontre des objectifs de santé publique définis par le Programme National de Lutte contre le Tabac (PNLT) 2023-2027, qui prévoyait la mise en place d’un cadre réglementaire pour les produits nicotinés alternatifs. En supprimant cette option, la mesure représenterait un net recul par rapport à la stratégie de réduction des risques soutenue jusqu’à présent.

« Il est temps que les politiques publiques suivent la science, pas lidéologie » poursuit Sébastien Charbonneau, « je sais que certains considèrent avec scepticisme lengagement de lindustrie du tabac et de la nicotine pour réduire le tabagisme ».

« Cest ensemble seulement que nous pourrons concevoir des solutions pour protéger les mineurs, aider les fumeurs dans leur démarche de passage à une solution moins nocive, et nous attaquer de front à la réduction des méfaits sur la santé associée au tabagisme. »

Pour en savoir davantage sur une réglementation juste et efficace pour l’atteinte d’une France sans tabac, visitez notre site: www.francesanstabac.fr