Suite à la présentation, par la Confédération, des 4 millions (et plus) de signatures recueillies avec son opération « Je soutiens mon buraliste » (voir Lemondedutabac du 20 mars), se pose la question de l’impact réel de l’opération.
La presse étant accaparée par d’autres événements (notamment la passation de pouvoir de Jérôme Cahuzac), les retombées médiatiques n’ont pas été aussi importantes que les buralistes et leurs problèmes ont su le susciter en d’autres circonstances. L’autre raison étant que le contexte social et politique entraine les médias à s’intéresser à une actualité plus spectaculaire, heurtée et clivante que la présentation officielle des résultats d’une pétition. Aussi réussie soit-elle.
Il n’en reste pas moins que cette pétition était destinée aux responsables politiques de notre pays. Sur ce plan, cela commence à bouger suite aux multiples rendez-vous de Pascal Montredon de ce mercredi (voir Lemondedutabac du 20 mars).
Plusieurs parlementaires du PS (membres de la Commission des Finances) se sont proposés pour travailler sur la problématique des buralistes frontaliers. Christian Jacob (président du groupe UMP) a annoncé qu’il allait créer un groupe de travail sur l’avenir du réseau des buralistes.
Et le cabinet du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, a annoncé à Pascal Montredon qu’il examinait la possibilité de mettre en place un groupe, ouvert à toutes les formations, appelé à faire des propositions sur la diversification du réseau des buralistes.
Ceci, alors que les présidents de chambre départementale des buralistes s’apprêtent à présenter les résultats de cette pétition-record aux parlementaires, dans leurs circonscriptions.




