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2 Mar 2018 | Pression normative
 

On sait que le Comité national contre le Tabagisme français a porté plainte contre les quatre principaux fabricants de cigarettes, les accusant d’avoir falsifié des tests de nocivité (voir Lmdt du 9 février).

L’industrie du tabac dément, en mettant notamment une récente décision de justice néerlandaise en avant (voir Lmdt du 22 février).

•• En attendant, l’eurodéputé (GUE/NGL) Younous Omarjee (voir Lmdt du 19 janvier) entend bien porter cette question au niveau européen, selon Euractiv.fr. « Cette tricherie n’est pas anodine », relève-t-il, exigeant un débat en séance plénière du Parlement, avec la Commission, ainsi qu’une enquête de l’exécutif européen.

« Il semble désormais que la plupart des cigarettes vendues dépassent ces limites. Je demande (…), si cela était avéré, de prendre les mesures et sanctions nécessaires » précise l’eurodéputé communiste. « La tricherie à laquelle les cigarettiers semblent se livrer depuis des années pour vendre leurs cigarettes pose un grave problème d’éthique, mais également de respect du droit », souligne Younous Omarjee, qui appelle l’UE à ne pas laisser passer cette affaire.

•• Le Réseau européen de prévention du tabagisme (ENSP) partage cette opinion.

« Lorsque les constructeurs automobiles ont manipulé les résultats pour tromper leurs émissions, des enquêtes nationales et mondiales ont été lancées et de lourdes poursuites judiciaires ont été intentées contre ces entreprises frauduleuses. Nous soutenons pleinement la réalisation d’enquêtes approfondies au niveau de l’UE, mais aussi au niveau national, afin de rendre justice et d’empêcher toute entreprise de tromper, duper et trahir les consommateurs, en particulier lorsqu’il s’agit d’un produit tel que le tabac, qui tue 50% de ses utilisateurs », assure Dominick Nguyen, responsable de l’organisation.