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23 Nov 2018 | Profession
 

Après le faux scoop d’Europe 1 concernant la vente de bitcoins chez les buralistes (voir Lmdt du 21 novembre), que peut-on dire vraiment ? 

Oui, à partir du 1er janvier, entre 3 000 et 4 000 buralistes – équipés d’un terminal Bimedia – proposeraient la vente de « coupons » d’une valeur de 50, 100 ou 250 euros, qui donneront accès à leur équivalent en monnaie virtuelle.

Mais ces buralistes ne seraient pas pour autant des « bureaux de change » de bitcoins.

•• Concrètement, l’usager achètera chez le buraliste un coupon correspondant à la somme choisie.

Sur ce ticket en papier seront inscrits un code alphanumérique et un QR code. Le client devra ensuite créer un compte en ligne – sur l’application ou le site KeplerK – pour que la somme soit convertie en bitcoins.

Ces derniers seront, dans un premier temps, stockés dans un portefeuille électronique chez KeplerK. Mais l’utilisateur aura ensuite le choix de les faire migrer sur un autre portefeuille électronique ou de les dépenser.

•• Pour créer son compte, il faudra avoir plus de 18 ans et fournir, en plus d’un mail et d’un numéro de portable, une copie de pièce d’identité (passeport, carte d’identité ou titre de séjour), un justificatif de domicile et un selfie. « Nous respectons le même niveau d’obligation légale du « Know your customer » qu’une banque en ligne », précise Christian Gars, directeur général de KeplerK au Figaro.

Le nombre de bitcoins à l’arrivée sur le compte sera fonction du cours de la cryptomonnaie – calculé en utilisant les taux du marché de différentes bourses – en vigueur au moment de l’achat chez le buraliste.

Moins la commission de 7 % prélevée par la société KeplerK. Les buralistes toucheront 1,25 % du montant facial des tickets vendus.

•• Pour la Confédération des buralistes, toujours à la recherche de nouveaux moyens de diversifier les activités de ses membres, il s’agit plutôt d’une opportunité intéressante à expérimenter que l’attente d’une véritable source de croissance.

« Nous allons être très attentifs. Nous sommes bien tous conscients qu’on est face à du virtuel, et il ne faudrait pas qu’un de nos buralistes se retrouve face à des difficultés réelles », insiste Philippe Coy. « Mais ne pas regarder le sujet serait tourner le dos à l’histoire », estime-t-il, rappelant que les buralistes avaient été les premiers à proposer des recharges dématérialisées au début de la téléphonie mobile.