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22 Fév 2019 | Profession
 

Depuis septembre 2018, le rideau du bar-tabac « Le fer à cheval » de Bréhand (près de Lamballe dans les Côtes-d’Armor) reste baissé. Aucun repreneur susceptible de racheter le commerce ne s’est manifesté.

Selon la presse locale, la mairie a repris l’établissement. « Si on attend que le dernier commerce de la commune soit en difficulté pour agir, c’est déjà trop tard », souligne Yves Ruffet, le maire de ce bourg de 1 624 habitants.

« Nous avons pris cette décision en décembre. Après la fermeture du « Fer à Cheval », nous avons constaté une baisse de la fréquentation du bourg » précise-t-il. « Il s’agit du seul point de vente de tabac sur la commune. Ce qui nous autorise à le racheter », ajoute l’élu. Le rachat par la mairie permettrait de prolonger la licence dans l’attente d’un repreneur.

•• « La vente de tabac est un atout : elle représente une part importante de l’activité du bar », précise Yves Ruffet : « c’est un lieu de vie intergénérationnel, un lieu de rencontre et de passage. Dans une commune comme la nôtre, c’est indispensable ».

« Quand « le Fer à cheval » était ouvert, les gens allaient chercher leur pain, ils croisaient du monde, et traversaient la rue pour prendre un café ensemble. Cela faisait du passage dans le bourg ». Et un bourg actif permet d’attirer de nouveaux habitants : « c’est ce cercle vertueux que nous souhaitons retrouver ».

•• « Le bar comme les autres commerces ou encore la maison médicale sont des maillons d’une même chaîne. Et notre rôle c’est de mettre un peu d’huile là-dedans pour que ça fonctionne bien. »

Une fois l’établissement racheté, la mairie souhaite y installer un locataire gérant. À moyen terme les nouveaux gérants rachèteront le bail à la mairie.

•• Et il y a de l’espoir. Un jeune couple a récemment repris la boulangerie, le restaurant station-service du Vau Jaune a changé de propriétaire en septembre dernier, tout comme la pharmacie il y a un an et demi. « C’est le signe que Bréhand attire », souligne Yves Ruffet.