
Photo: Louis Emeriau
Depuis cet automne 2025, Alexandra et Christophe Lalevée ont lancé une toute nouvelle activité. Les Bretons vont s’installer comme buralistes remplaçants dans toute la France. Un choix par passion et par amour.
C’est ainsi que débute un sujet de Ici Breizh que nous reprenons.
Installés à Plounéour-Lanvern, Alexandra et Christophe Lalevée viennent de lancer leur nouvelle activité cet automne 2025. Le couple s’installe comme buralistes remplaçants, en espérant voyager dans toute la France, et surtout retravailler ensemble.
« On avait notre propre bureau de tabac. Mais au moment du Covid, ça a été difficile psychologiquement et on a préféré vendre », détaille Alexandra Lalevée. En 2022, c’est la première fois en plus de 30 ans de vie commune que le couple ne va plus travailler ensemble.
Elle se reconvertit dans l’immobilier, lui enchaîne les saisons. Mais rapidement le couple sature. Il ne supporte plus d’être séparé. « On est très complémentaires. Elle, c’est plutôt la tête et moi, plutôt les jambes », se marre Christophe.
Depuis qu’ils se sont lancés, les premiers contrats affluent déjà. « On va partir à Douarnenez du 9 au 17 janvier 2026, après on aura un autre contrat à Nort-sur-Erdre (en Loire-Atlantique) et ensuite à La Rochelle », énumère Alexandra avec le sourire.
« C’est un métier recherché, parce que quand on est un bureau de tabac, on ne peut pas se permettre de fermer trop longtemps. C’est un risque de perdre sa clientèle. Et nous, on a toutes les formations qu’il faut aussi », assure Christophe.
Anthony Gazzarin, gérant du Tol Barz à Plounéour-Lanvern depuis 2024, a déjà fait appel à des remplaçants. « Ça a un coût, évidemment, les salaires. Lorsqu’on l’a fait, on n’a pas forcément gagné d’argent mais ça nous a permis de rester ouverts pour garder les services qu’on propose à nos consommateurs. »
Alexandra et Christophe sont prêts à travailler dans toute la France, par goût du voyage « aussi ». Et si parfois les buralistes ne proposent qu’un contrat pour deux, Christophe a déjà sa solution. « On verra si le poste est plus adapté à l’un ou à l’une. Et l’autre en profitera pour faire du tourisme. »




