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16 Déc 2016 | Profession
 

•• On compte des cas comme cela, un peu partout en France.

Il y a un an, les flammes dévastaient le bar-tabac du centre bourg de Saint-Germain-du-Pinel près d’Argentré en Ille-et-Vilaine.

La semaine dernière, la commune est devenue officiellement propriétaire des murs.

« C’est une volonté des élus qui souhaitent que la commune puisse conserver les licences de bar et du débit de tabac. Un accord de principe existait depuis le printemps. Lors de la prochaine réunion du conseil municipal, les conseillers devront se prononcer sur le choix de l’architecte » a indiqué à Ouest-France, Erik Geslin, maire de Saint-Germain. « Rapidement, nous allons recevoir en mairie les candidatures ».

•• À travers ce genre d’initiatives locales, on comprend mieux l’importance de certaines dispositions du Protocole d’Accord sur la Modernisation 2017-2021, négocié et signé par la Confédération avec le Gouvernement dans la foulée des Contrats d’avenir précédents (voir Lmdt du 15 novembre). Telle la Prime de Diversification d’Activité (2 000 euros annuellement) s’appliquant notamment aux buralistes des zones rurales.

Ou telle cette possibilité de voir la subvention modernisation passer à 20 000 euros dans le cas d’un transfert dans le même département ou dans un département limitrophe. C’est du concret.

•• En revanche, on reste perplexe devant ce passage de la communication faite par le Premier ministre – en Conseil des ministres ce mercredi 14 décembre – à propos de la ruralité dans le cadre du programme de travail du Gouvernement d’ici le printemps prochain.

Sont évoqués les « maisons de service au public » dont les buralistes ont été, jusqu’à maintenant, soigneusement exclus (voir Lmdt 27 février ainsi que des 23 et 24 juin 2014).

« Il convient de maintenir le rythme d’ouverture des maisons de service public pour donner à voir l’inscription de l’État dans la proximité, partout sur le territoire.

« Il faut donner à voir la cohérence des politiques publiques en faveur de la ruralité notamment, en assurant la cohérence des différentes politiques publiques, notamment la coordination entre les pactes territoires santé et les contrats de ruralité par exemple ».

Ouff !