Un dossier édifiant et qui était attendu … Sous le titre « Le commerce florissant du tabac clandestin », le magazine L’Expansion nous emmène sur les routes de l’économie à grande échelle du trafic de la fausse clope. Premier volet : l’empire chinois.
• Vente sur internet : ainsi, une société chinoise (Fujian Yunxiao Cigarettes and Tobacco) propose sur son site d’acheter « les cigarettes les plus connues, aux goûts les plus raffinés » deux ou trois fois moins cher que leurs équivalentes sur le marché français.
Très organisé, le site donne la possibilité d’utiliser les techniques de règlement les plus modernes et les plus sécurisées (PayPal, Western Union, cartes bancaires), tout comme la garantie d’un nouvel envoi si la douane saisissait le colis.
• Emballages « quasi » conformes : si les faussaires chinois sont encore incapables de restituer exactement le goût des cigarettes de marque, ils ont, depuis une dizaine d’années, acquis la technologie d’impression qui leur permet d’imiter les paquets à la perfection. Selon les policiers chinois, les faussaires seraient en mesure d’imiter plus de 60 modèles d’emballages de Marlboro, en fonction des pays auxquels ils sont destinés. Ceux prévus pour la vente en France sont ainsi frappés de l’avertissement sanitaire et des photos-choc obligatoires.
• Quelques chiffres-clés sur l’industrie chinoise de la contrefaçon
. capacité de production : 190 milliards de cigarettes par an … un paquet de Marlboro revient à 20 centimes à son producteur chinois pour être revendu 20 fois plus cher dans les rues des villes européennes ;
. un conteneur standard de 10 millions de cigarettes, dont la valeur de production est de 100 000 euros, rapporte 2 millions à un grossiste asiatique clandestin ;
. le gros de la contrefaçon est concentré dans la région de Yunxiao, où on dénombre 200 bunkers (enterrés et blindés) clandestins.
(A suivre).




