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22 Juil 2021 | Observatoire
 

Lentement mais sûrement, les banques diminuent leur parc de Distributeurs automatiques de Billets (DAB). À la fin de l’année dernière, la France comptait 48 710 DAB, soit 1 610 de moins qu’en 2019 (-3,2 %), souligne un rapport de la Banque de France. 

En fait, en deux ans (entre fin 2018 et fin 2020), ce sont 3 741 automates/DAB qui ont été débranchés (7,3 % du parc) et 6 900 depuis 2015.

Le phénomène est suivi de très près par les autorités depuis 2019, le mouvement des « Gilets jaunes » ayant bruyamment dénoncé une désertification bancaire dans certains territoires éloignés des villes. D’où une communication exagérément rassurante de la part du lobby bancaire.

•• « La légère réduction du nombre de distributeurs opérée par les banques n’est pas de nature à altérer l’accès aux espèces pour la population », écrivent, par exemple, les auteurs du rapport de la Banque de France. « Cette actualisation confirme le maintien à un très bon niveau de l’accessibilité aux billets en France métropolitaine.  Le maillage du territoire est globalement inchangé d’une année sur l’autre. »

Comme par hasard, la Fédération bancaire française (FBF) se veut, elle aussi, rassurante:  « les fermetures de DAB ont lieu dans leur immense majorité dans les zones où il y a plusieurs distributeurs. Dans une très grande majorité des cas, les fermetures interviennent parce qu’il n’est pas utilisé et parce qu’il y en a un autre à une distance proche. »

•• En fait,  si le nombre d’automates diminue effectivement,  celui des « points d’accès privatifs » – c’est-à-dire les commerces permettant de retirer des espèces (par exemple les buralistes avec Nickel) – a fortement progressé en 2019  (+10 %), avant de se stabiliser à 25 450 points de retrait l’an dernier. Soit plus de la moitié du nombre de DAB.

Grâce à cet apport, la Banque de France peut avancer: « plus de 99 % de la population métropolitaine se situe à moins de dix minutes en voiture d’un point d’accès à des espèces ».

•• Par ailleurs, il apparait que la crise sanitaire a accéléré les changements d’habitudes de paiement et ralenti l’usage des espèces à partir du printemps 2020. « Les retraits effectués par les Français ont chuté de 15 % en valeur à compter de mars 2020, là où l’utilisation de la carte bancaire sans contact a explosé (+ 86 %), avec le relèvement du plafond de 30 à 50 euros », pointe la FBF.