Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
14 Déc 2025 | L'Info
 

Il suffit d’ouvrir la porte de l’Embuscade, à Magny, pour sentir l’époque changer. Ici, Boubou mijote une cuisine sincère et savoureuse qui fait du déjeuner un moment de grâce, loin du bruit du monde.

C’est ainsi que débute la chronique de François Simon dans La Tribune du Dimanche (7 décembre). Nous ne résistons pas au plaisir de la reprendre.

// La route chemine. Et vous de même. Il y avait naguère la nationale 6. Un beau jour, elle fut « départementalisée » en D606. C’est ainsi que l’on glisse d’une époque à une autre. Et vice versa. Entendons-nous : parfois, en sinuant de route en route, de départementales en communales, de communales en vicinales, on passe, mine de rien, en d’autres atmosphères ; d’autres climats. Lire la suite »

13 Déc 2025 | Profession
 

Plus de 40 000 cafés et bistrots subsistent en France, ces lieux de rencontre incarnent un symbole français unique. Une candidature au patrimoine immatériel de l’UNESCO pourrait bientôt reconnaître leur rôle fédérateur.
C’est ainsi que démarre un sujet du Figaro, sous la plume de Louise Dugast que nous reprenons.

Leur disparition est aussi silencieuse qu’inexorable : de 508 000 bistrots et cafés recensés en France en 1900, il en reste moins de 40 000 aujourd’hui. Face à cette érosion historique, l’Association des Bistrots et Cafés de France et le PMU annoncent un partenariat inédit pour faire inscrire ces lieux de convivialité au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco.

Selon une étude Ipsos citée par les deux organisations, 91 % des Français jugent urgent de recréer du lien social, et 75 % estiment que les cafés et restaurants sont les lieux les plus propices à la convivialité.
« Les bistrots PMU sont bien plus que des lieux de paris. Ils sont des catalyseurs de sociabilité, structurant la vie des campagnes et des quartiers », insiste le PMU dans un communiqué. Lire la suite »

26 Oct 2025 | Profession
 

L’amendement du député Philippe Brun (PS), qui prévoyait de réserver le taux réduit de TVA à 5,5 % aux seuls restaurants détenteurs du titre de Maître Restaurateur, tout en portant le taux à 20 % pour tous les autres établissements, a été rejeté par la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

L’UMIH s’était fortement mobilisée contre cet amendement, qui fragilisait un secteur déjà en difficulté.

Une nouvelle menace fiscale

L’UMIH a alerté sur le risque de fracture que cet amendement aurait créé au sein de la profession. Aujourd’hui, à peine 3 000 restaurants détiennent le titre de Maître Restaurateur. Les autres, près de 180 000 établissements, auraient été pénalisés par le doublement du taux de TVA, alors même qu’une grande partie d’entre eux font aussi du « fait maison » sur tout ou partie de leur carte, sans le titre ou sans même le dire.

La démarche Maître Restaurateur, créée en 2007, est volontaire, coûteuse en temps et en démarches administratives, avec des critères stricts portant sur l’ensemble de la carte proposée. Tous les restaurateurs ne peuvent pas se permettre ces coûts supplémentaires.

Un impact économique et social qui aurait été majeur

Les conséquences d’une telle réforme auraient été lourdes pour un secteur déjà fragilisé. Selon une étude du cabinet Xerfi menée pour les organisations professionnelles, le passage du taux de TVA de 10 % à 20 % aurait entraîné la suppression de jusqu’à 42 000 postes dans le secteur et une diminution du chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros.

Le secteur traverse déjà une période difficile, avec des charges en hausse de 19 % à 26 % entre 2017 et 2024, et un taux de marge nette passé de 5,9 % à 2,7 %.

Les défaillances d’entreprises ont atteint un niveau record depuis dix ans, et plus d’un quart des restaurants affichent déjà un résultat net négatif.

Des propositions alternatives

L’UMIH partage pleinement l’objectif de promotion de la qualité et du fait maison, et souhaite travailler avec les parlementaires pour un texte législatif ambitieux et réaliste. Plutôt qu’une mesure fiscale punitive, l’UMIH propose plusieurs pistes pour développer la qualité dans la restauration :

  • Rendre obligatoire l’affichage de la mention « Fait Maison » sur les cartes et en salle ;
  • Développer les dispositifs de formation et d’accompagnement des restaurateurs ;
  • Soutenir les démarches volontaires de certification ;
  • Encourager les circuits d’approvisionnement local en produits bruts.

Les débats sur le budget se poursuivent jusqu’à la fin de l’année.