Sur les cinq dernières années, le nombre d’hospitalisations en France pour infarctus chez les femmes jeunes s’est accru de manière significative, révèle une étude publiée ce mardi 8 mars dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), à l’occasion de la journée de la femme. La progression du nombre d’hospitalisations pour un infarctus du myocarde chez les femmes de 45 à 54 ans est passée de + 3 % par an entre 2002 et 2008 à + 4, 8% par an entre 2009 et 2013.
Tabagisme, stress, sédentarité, mauvaises habitudes alimentaires, plus récemment alcool, certaines femmes ont vu leur hygiène de vie se dégrader ces dernières décennies. « C’est l’accumulation de ces facteurs qui crée le risque », souligne la Fédération française de cardiologie (FFC).
« Le tabagisme est le facteur de risque majeur de l’infarctus du myocarde chez la femme jeune », précise toutefois le Professeur Daniel Thomas, président d’honneur de la FFC. Les femmes sont également exposées à des facteurs typiquement féminins, à commencer par des facteurs hormonaux spécifiques tout au long de leur vie (contraception avec œstrogènes de synthèse, grossesse, ménopause).
Pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires chez les femmes, la FFC a émis une série de recommandation comme la constitution d’un recueil de données spécifiques pour améliorer l’évaluation du risque cardio-vasculaire féminin (mode de contraception, ancienneté de la ménopause, quantification du stress, environnement socio-économique, etc.). La FFC a dévoilé, ce mardi, un clip de prévention « Préjugés » signé de l’actrice et réalisatrice Maïwenn (« Polisse ») dans lequel une jeune femme danse intensément dans une boîte de nuit face à un homme corpulent, plus âgé et essoufflé … au bout de 50 secondes, c’est elle qui s’écroule par terre, victime d’un infarctus.




