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5 Avr 2021 | Profession
 

Situé dans la galerie d’un centre commercial de Nancy-Houdemont, les patrons d’un tabac-presse fermé depuis le 1er février expliquent leurs problèmes dans L’Est Républicain. Extraits.

« On ne sait pas si on pourra tenir longtemps comme cela. Toutes les factures annuelles sont en train de tomber, on ne sait pas comment on va pouvoir les payer. 

•• « Nous avons écrit au service de la préfecture de Meurthe-et-Moselle qui a confirmé que, conformément au décret pris le 30 janvier, notre bureau de tabac-presse ne faisait pas partie de la liste des commerces pouvant ouvrir dans les centres commerciaux fermés (…) 

Sollicitant le Fonds de solidarité à destination des entreprises, ils se sont tournés vers la Direction générale des Finances publiques qui leur a assuré que leur demande a bien été enregistrée et sera traitée dans les meilleurs délais.

•• « Le montant de l’aide auquel nous pouvons prétendre a été estimée à 10 000 euros maximum. Le problème, c’est que nos frais dépassent largement cette somme. Nous avons des charges fixes mensuelles d’environ 35 000 euros par mois à payer » détaillent-ils « (…) Nous sommes très loin des annonces du ministre de l’Économie qui a promis que tous les commerces auront accès à un dispositif permettant de couvrir leurs charges fixes à hauteur de 70 % à 90 % (…) Nous avons fait tous les fonds de tiroir et notre trésorerie est négative ».

« Deux jours avant l’obligation de fermer, nous avons réceptionné une commande tabac d’un montant de 36 000 euros. J’ai réussi à négocier un échéancier pour payer en quatre fois mais comme nous ne pouvons plus rien vendre … ».

•• Pour autant, l’un d’eux continue de venir tous les matins afin de réceptionner et classer les magazines trimestriels ainsi que les collections commandées par les clients avant la fermeture :  « il faut se tenir prêt à une éventuelle réouverture. Notre crainte est d’avoir perdu des clients fidèles qui ont pris de nouvelles habitudes ailleurs, même si nous recevons des messages de soutien sympathiques. Dans la galerie, on compte déjà trois cellules vides à cause de la crise … ».

Le décret 2021-384 du 2 avril, sur les conditions de ce nouveau confinement entamé ce dimanche, n’apporte rien de nouveau pour les buralistes implantés dans ces centres dont tous les commerces doivent rester fermés (à l’exception de l’alimentaire et de la pharmacie).

•• Dans un message adressé aux buralistes concernés, la semaine dernière, la Confédération a rappelé toutes ses démarches entreprises pour les faire intégrer dans la catégorie des exceptions. Démarches auprès du Gouvernement et des préfets.

Par ailleurs, toujours pour ces buralistes contraints à la fermeture, deux mesures spécifiques ont été obtenues :
• une suspension de tout prélèvement FDJ ;
• un échéancier sur 4 mois du règlement de la dernière facture Logista.