
Le bar de Berlancourt (dans l’Oise, 316 habitants sur la route départementale entre Noyon et Ham) a vu des gérants défiler depuis sa rénovation en 2017. La commune souhaite plus que jamais confier les clés de cet établissement, qui lui appartient, à un repreneur qui s’installera de manière pérenne au village. Un jury a choisi Christophe Bertrand (au milieu de la photo entre le maire et son adjoint) pour reprendre l’unique commerce du village.
C’est ainsi que débute un article de Oise Hebdo, signé Anaïs Auzanneau, que nous reprenons.
« Avec mes adjoints, nous avons complètement rénové le bar il y a huit ans. En travaillant notamment avec la chambre de commerce et le pays du Noyonnais et en profitant de subventions européennes, régionales et départementales. On a fait à peu près 100 000 euros de travaux », explique Joël Cottart, maire de Berlancourt. À ce moment-là, la commune rachète les murs d’un lieu « désuet », tel qu’il le décrit. Il poursuit : « Le gérant est parti suite à des problèmes personnels ». Le village lance un nouvel appel à candidature…
Le choix du jury
« Nous sommes six ou sept personnes dans le jury. Des représentants de la chambre des métiers, mais aussi de la filière tabac et des élus », détaille le maire. Ensemble, ils ont étudié les 14 candidatures pour la reprise… « Nous avons choisi M. Bertrand à l’unanimité. Il nous a proposé un programme complètement satisfaisant », décrit Thierry Fournaise, adjoint au maire, qui s’est beaucoup investi dans le projet.
L’unique commerce de la commune
La surface du bar est d’environ 120 m², dont une cuisine aménagée et un espace restaurant. Une terrasse se trouve à l’extérieur. Berlancourt compte environ 300 habitants et le bar représente l’unique commerce de la commune.
« Le but, pour les habitants, est de savoir qu’ils peuvent venir envoyer leur colis, acheter leur pain. Certains tiennent au PMU. Cet endroit rend le village dynamique et montre qu’il y a encore de la vie dans la commune. Comme ça, Berlancourt ne soit pas une commune dortoir », explique Joël Cottart.
Et d’ajouter : « C’est un lieu de rencontre aussi pour les gens. Les gens sont extrêmement heureux d’avoir un tel lieu. On nous en parle en permanence. Même si les gens ne viennent pas beaucoup, c’est important d’avoir ça. »
Le repreneur
Christophe Bertrand est en reconversion professionnelle… « Je voulais faire ce que j’ai toujours aimé : voir du monde, discuter et m’épanouir. Je me suis renseigné à la CCI (Chambre de commerce et d’industrie) et j’ai fait une formation sur l’entrepreneuriat », raconte-t-il.
« Le bar de Berlancourt m’a plu tout de suite, notamment parce que la commune était très investie dans le projet. Je savais que j’aurais de l’aide, donc j’ai fait les démarches auprès de la CCI », affirme-t-il. Le futur commerçant reprend l’affaire seul, avec le soutien de sa femme, aide-soignante à Compiègne, et celui de sa mère qui l’aidera pour la restauration.
« Tabac, PMU, pain et peut-être des colis »
J’ai déjà rencontré les habitants, je suis venu pour une course de vélo il y a quelques jours pour me présenter. Tout Le monde était content, les gens sont venus, m’ont posé des questions», raconte Christophe Bertrand. Le lieu proposera différents services : «tabac, PMU, FDJ,
dépôt de pain, peut-être des colis et une petite épicerie de proximité, avec des produits locaux», énonce le futur gérant.
Il poursuit : « J’aimerais vendre les produits de trois fermes des alentours. Le gars qui va venir chercher ses petits yaourts, il va peut-être boire un café, boire une bière, jouer », s’enthousiasme-t-il.
Pour la restauration, elle sera rapide et sans service en salle : « Croque-monsieur, salade, ficelle picarde, hamburgers », cite-t-il. Il pourra aussi proposer des paniers à emporter pour les ouvriers, s’il existe un besoin.
Christophe Bertrand espère une ouverture au 15 septembre, jour de son anniversaire.




