Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
7 Jan 2015 | Observatoire
 

SevrageA chaque début d’année, les bonnes résolutions … et le traditionnel coaching des médias pour accompagner le « cette fois, j’arrête de fumer ». Europe 1 et Top Santé.fr de ce début janvier se sont donnés le mot : pour réussir son sevrage tabagique, le meilleur allié c’est l’accompagnement. Reste que pour d’autres, il existe d’autres solutions.

• La revue médicale « grand public » Top Santé cite une étude publiée par la revue des CDC américains (Centres pour le Contrôle et la Prévention des Maladies) qui démontre que l’accompagnement téléphonique ou par des programmes disponibles sur internet serait la méthode la plus efficace, en complément des substituts nicotiniques. Sur un échantillon de 7 901 fumeurs, les personnes ayant profité des deux aides simultanément avaient eu beaucoup plus de chances de quitter la cigarette après 30 jours.

• Confirmation de la spécialiste Santé d’Europe 1, Anne Legall : 97 % des fumeurs qui tentent d’arrêter sans aide rechutent (source : Haute Autorité de Santé). Quatre mots d’ordre pour réussir : la motivation, la préparation, l’accompagnement (médical ou par des proches), la bonne méthode .Et sur ce dernier point, la journaliste cite les patchs ou substituts nicotiniques, les sprays de nicotine, les médicaments, … mais pas la cigarette électronique «  qui n’est pas validée officiellement par le ministère de la Santé comme moyen de sevrage,  faute de recul sur son efficacité et sa toxicité ». Une prudence peu adaptée aux réalités d’aujourd’hui … 

• … et contredite par le professeur Jean-François Etter (Université de Genève) dans une étude publiée par la revue médicale Drug and Alcohol Dependence : l’e-cigarette réduit le « craving » tabagique, cette envie irrésistible de fumer ressentie par ceux qui arrêtent leur cigarette traditionnelle . Réalisée sur un échantillon de 374 personnes ayant stoppé le tabac depuis deux mois, l’étude met également en évidence que plus la concentration de nicotine des e-liquides est élevée et le nombre de bouffées important, plus l’effet est grand. Ce serait encore plus bénéfique avec des dispositifs modulaires munis de puissantes batteries.

• On citera enfin les travaux, plus insolites, d’une équipe canadienne qui concluent que les femmes « devraient arrêter de fumer après l’ovulation ». Au départ, deux objectifs étaient visés : savoir s’il y avait des différences entre hommes et femmes au niveau des circuits neuronaux reliés aux envies incontrôlables ; déterminer si les changements électrocorticaux associés au manque de nicotine fluctuaient en fonction des variations hormonales. La réponse serait positive, mais l’échantillon un peu mince (19 hommes et 15 femmes).

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.