Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
2 Juil 2025 | Profession
 

Les faits : L’assemblée générale du PMU, qui s’est tenue le 26 juin, a permis de confirmer la validation des comptes de l’exercice 2024 effectuée par le conseil d’administration le 17 juin. L’opérateur retrouve ainsi un peu de sa sérénité… après le rejet de ses comptes lors du conseil d’administration du 10 avril dernier. Ce qui avait jeté un froid (voir 12 avril).

Le problème : Jean-Pierre Barton, président de la SETF, s’était opposé à la validation des comptes. Il a obtenu au dernier moment une augmentation de la contribution nette.

Les chiffres : La contribution nette du GIE PMU à la filière hippique (dont France Galop et la SETFSociété d’encouragement du trot français) s’élève donc finalement à 837 millions d’euros. Sachant que la filière emploie au total 40 000 personnes.

La suite : Le conseil d’administration, prévu ce 3 juillet, devrait aborder le sujet de la succession d’Emmanuelle Malecaze-Doublet, directrice générale, démissionnaire (elle va prendre la tête de Galileo Global Éducation, leader mondial de l’enseignement supérieur privé). Une direction intérimaire devrait en sortir.
Autre point d’attention : la publication imminente d’un rapport de l’Inspection générale des finances demandé par la tutelle de Bercy.

Car les soucis demeurent : …et c’est donc un nouveau souffle dont ont besoin désormais l’opérateur et ses partenaires.
Mais un second souffle recherché depuis 15 ans, déjà, font remarquer certains. Avec plusieurs crises de gouvernance entre-temps (5 directeurs généraux depuis 5 ans). Et des changements de stratégie à chaque fois.
Entre 2008 et 2019, le nombre des clients a été divisé par deux : de 6 à 3 millions. Il est un peu remonté, depuis, avec 200 000 nouveaux turfistes. Mais il faudrait encore plus de recrutement.

En 2024, les mises ont reculé de 2 % à 9,8 milliards d’euros. Avec un résultat net de 837 millions d’euros, en dessous des objectifs.

Quant au réseau des 14 000 points de vente, il résiste mais dans un contexte toujours difficile. D’autant que 20 % des paris hippiques sont passés à la concurrence (Betclic, Unibet et ZeTurf du groupe FDJ United / voir le 9 mai).