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4 Déc 2015 | Profession
 

PMULe PMU va séparer à partir du 10 décembre ses paris enregistrés dans les cafés et autres points de vente de ceux enregistrés sur internet à la demande de l’Autorité de la concurrence, ce qui suscite l’intérêt d’autres opérateurs en ligne, d’après l’AFP.

« À la demande de nos concurrents, l’Autorité de la concurrence a décidé de séparer les paris pris dans les cafés de ceux qui sont pris sur tablettes, sur mobiles, sur PC », a expliqué jeudi le directeur général Alain Resplandy-Bernard dans des propos reproduits sur le site de la chaîne Equidia.

« Quand vous faites un pari sur PC, ça va dans un pot commun, vous jouez avec les autres parieurs. Quand vous pariez dans un café, ça va dans une autre masse », a-t-il précisé, annonçant également « un nouveau pari, le eQuinté+ ».

Conséquence pour les parieurs : les gains en point de vente ou en ligne ne seront pas les mêmes : « Il y aura deux « caisses » distinctes au PMU : celle de la masse « online » et celle de la masse « offline ». Les enjeux enregistrés dans chaque caisse ne sont pas cumulés et les rapports seront donc différents. Pour des jeux d’un même type, comme le jeu simple gagnant par exemple, il y aura une cote online et une cote offline et donc un rapport online et un rapport offline », détaille le site d’Equidia.

Conséquence pour les opérateurs alternatifs : « Ca rééquilibre le marché », affirme Emmanuel de Rohan Chabot, patron fondateur de Zeturf.fr.

En ligne, la plateforme du PMU « sera trois fois plus grande au lieu d’être trente fois plus grande. Le PMU online c’est 10% du PMU », poursuit celui qui se présente comme le « challenger n°1 du PMU sur internet », toujours d’après l’AFP

« Aujourd’hui nous sommes à 13% du marché, notre ambition est de monter à 20% dans les 18 mois qui viennent soit 220 millions d’enjeux sur le marché français », poursuit-il.

Le PMU a annoncé en janvier un recul de 2,2% de son activité en 2014, dans un contexte de baisse des paris. Le produit brut des jeux (PBJ, différence entre les mises des joueurs et leurs gains) de l’opérateur s’est établi à 2,49 milliards d’euros l’an dernier, en repli de 2,2%.