Zoom sur la « pause cigarettes qui fait débat », dans la chronique Ma vie au boulot de Sandrine Foulon, le 6 octobre sur France Inter, en partenariat avec le magazine Liaisons sociales.
Après l’interdiction de fumer dans les lieux publics et fermés, la chroniqueuse estime que « clopeurs et non-clopeurs ont fumé le calumet de la paix. Maintenant, c’est la pause cigarette qui fait débat … Parmi ceux qui pensent qu’ils se tapent tout le travail pendant que les autres se la coulent « douce » dehors. Et entre les fumeurs qui badgent et ceux qui ne bagdent pas. Il existe une vraie lutte des classes de la pause cigarette ».
Tout en rappelant l’une des rares données existant dans ce domaine – les fumeurs feraient en moyenne huit « pauses cigarette par jour », soit une heure 30 au total (source OFT) -, la chroniqueuse évoque la différence de situation entre le cadre ou le salarié au forfait horaire, à qui on ne demandera rien sur son temps de pause … et, l’employé qui n’a que 20 minutes de pause pour six heures de boulot et doit pointer pour entrer et sortir. Et pour lequel l’employeur est en droit de déduire un excédent de pause du temps de travail.
Pour l’instant, il n’y a pas de tentative de réglementation de la pause cigarettes ; et les grandes entreprises préfèrent financer des patchs ou des programmes d’aide à l’arrêt. « Mais les directions savent aussi que ces pauses ont quelque vertu » constate la chroniqueuse, « c’est devenu le dernier salon où l’on croise les salariés des autres services, où s’échangent des informations primordiales. Alors, avant de supprimer ces poches de convivialité, il faudrait en inventer d’autres … ».
Comme le confirme cette chronique, on peut penser que la « pause cigarette » s’est bien installée, de gré ou de force, dans les mœurs des entreprises. Et il paraît plutôt délicat d’aller plus loin dans une quelconque réglementation.




