
Le marché illicite du tabac continue de progresser en Île-de-France. D’après la dernière édition de l’Empty Pack Survey réalisée par Imperial Brands Seita (voir les 11 et 12 juin 2026), la contrefaçon représente désormais 15,3 % de la consommation régionale.
Nous reprenons un article d’Antonin Albert dans les Affiches Parisiennes.
À Paris, la hausse est particulièrement marquée : la part de tabac contrefait serait passée de 2,1 % en 2018 à 13,3 % en 2025, soit une multiplication par six en sept ans.
Les services douaniers français ont démantelé 99 organisations criminelles en 2025, dont près de 30 % liées au trafic de tabac, désormais devant les stupéfiants en nombre de réseaux concernés.
La contrefaçon s’appuie notamment sur des usines clandestines implantées en Europe et parfois en France, alimentant un marché alimenté par les réseaux sociaux ou la vente à la sauvette.
À Paris comme en proche banlieue, la diffusion du tabac contrefait s’est installée dans la durée, portée par une forte demande et une rentabilité élevée pour les réseaux criminels.
Le rapport souligne que le trafic de tabac est désormais une économie parallèle structurée, capable de se maintenir malgré les opérations de démantèlement.
Les circuits de distribution se sont diversifiés : revente informelle, réseaux sociaux et commerce de rue constituent les principaux canaux.
Les auteurs de l’étude estiment que la réponse actuelle, centrée principalement sur la fiscalité, atteint ses limites. Ils appellent à un renforcement des moyens juridiques et opérationnels, ainsi qu’à une action plus locale pour tenter d’endiguer un phénomène désormais profondément installé.




