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22 Oct 2019 | Pression normative
 

C’est la deuxième commune du département à prendre un arrêté interdisant l’usage de la chicha dans l’espace public. Des habitants se plaignaient du bruit, de la fumée ou encore de l’image véhiculée.

Le maire d’Estrées-Saint-Denis (3 000 habitants à 15 kilomètres de Compiègne) vient d’entériner l’interdiction.

•• « Ce sont des jeunes qui squattent les marches des escaliers de la mairie, qui s’installent sur les bancs devant les écoles. Ils sont à la vue de tous, ça fait mauvais genre ici » explique, au Parisien, Charles Pouplin, le maire, qui dit avoir été interpellé par les habitants.

Il a donc pris exemple sur ses homologues du Val-d’Oise, ou du sud de la France (voir Lmdt des 25 septembre 2019, 30 juillet et 20 juin 2018 ainsi que 14 septembre 2016). « Dans notre département, ce sont surtout des zones rurales qui sont concernées » poursuit-il.

•• « Il n’y avait pas de moyen juridique pour agir. Ce sont des jeunes de 14 à 18 ans, ils ne sont pas bien méchants. Cet arrêté est avant tout préventif, mais s’ils persistent, on peut dresser une amende de maximum 38 euros » complète le policier municipal Fabrice Gosse.

L’interdiction actuelle de fumer sur les aires de jeux, dans les parcs et jardins publics ne s’étend pas aux abords des écoles et « c’est bien là le problème. Des gens déploient leurs chaises pliantes et les enfants voient des nuages de fumée. Cela ne donne pas le bon exemple » estime-t-il.

•• Quant au maire, il est désormais complètement réfractaire au narguilé. Quand une jeune femme est venue en mairie lui proposer d’ouvrir un bar à chicha dans sa commune, la réponse a été catégorique. « Ah non ! Non ! Ce genre d’établissement, il faut rester vigilant, que ce soit bien surveillé ».

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