
Une étude menée par Webdrone pour la Fédération des buralistes de Loire-Atlantique alerte sur la persistance des ventes de cigarettes électroniques jetables, pourtant interdites, dans les commerces nocturnes. À Nantes, plus d’un épicier sur cinq serait concerné.
Les puffs, ces cigarettes électroniques jetables interdites en France depuis février 2025 (voir le 14 février), continuent de circuler dans les épiceries de nuit.
Selon une enquête réalisée par la société Webdrone dans plus d’un millier de commerces répartis sur une trentaine de communes, 27 % des épiceries visitées vendent ces produits prohibés. À Nantes, la proportion atteint 21 %, révèle la Fédération départementale des buralistes de Loire-Atlantique.
Pour la Fédération, cette situation illustre les limites des interdictions sans accompagnement.
Les épiceries de nuit constituent désormais un véritable maillon de la contrebande et de la contrefaçon dans le pays, analyse Philippe Glory, président de la Fédération.
Selon lui, chaque décision d’interdire entraîne des conséquences qui condamnent les enjeux de santé publique.
L’organisation alerte également sur les sachets de nicotine, une alternative au tabac encadrée dans plusieurs pays européens.
En France, leur interdiction totale pourrait reproduire le scénario des puffs et favoriser un marché clandestin incontrôlable.
Il y a urgence à créer un encadrement maîtrisé des produits qui peuvent constituer une véritable alternative pour les 12 millions de fumeurs en France, insiste Philippe Glory.
(Voir aussi le 8 décembre)




