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11 Fév 2025 | Trafic
 

Cela ne doit rien au hasard. Le super-cambriolage d’un stock tabac réussi, dans la nuit de samedi 8 au dimanche 9 février, dans un site de stockage nantais, est le résultat d’une préparation « réfléchie, minutieuse », dit-on dans l’entourage de l’affaire (voir 9 et 10 février).

Les malfrats ont agi « comme des professionnels », admet une autre source. Décryptage dans Ouest France. « Ils étaient bien renseignés » poursuit ce spécialiste du crime organisé.

Pour pénétrer dans ce site Geodis au nord-est de Nantes, les auteurs sont passés par l’arrière et une autre société voisine. Les locaux avaient beau être placés sous surveillance, aucune alarme ne s’est déclenchée lorsqu’ils se sont attaqués au grillage.

Si cet entrepôt de stockage reçoit régulièrement des colis de cigarettes, il fallait savoir que, ce week-end, précisément, deux camions stationnés sur le parking étaient chargés à ras bord de cartons de cartouches. Et accessibles.

Les malfrats ne sont pas partis directement avec les camions remplis. Trop dangereux. Ils savaient sans doute que ces poids lourds sont suivis par GPS. Ils ont fait rentrer sur le parking leurs propres véhicules pour transvaser le si précieux butin. Il n’y a, à ce moment-là, toujours aucun signal d’alerte chez la boîte de sécurité extérieure.

Ce n’est que vers 2 heures du matin qu’un agent remarque, sur la vidéosurveillance, des ombres, en possession de ce qui ressemble à des extincteurs. Une première fois, la police intervient sur place. Mais elle ne repère aucune trace d’effraction sur l’avant. Elle ne voit rien parce qu’il n’y a plus rien à voir. Les auteurs ont déjà filé.

Vers 3h30, un responsable de Geodis est contacté. Nouvelles vérifications. L’ampleur du cambriolage est constatée : deux remorques ont été vidées, ce sont des centaines de colis qui ont été emportés. Combien de temps a-t-il fallu pour transférer les paquets ? Le premier préjudice est estimé à trois millions d’euros.

En raison des montants et de la méthode employée, les enquêteurs de la Division de la Criminalité organisée et spécialisée (DCOS, ex-PJ) vont prendre le dossier en main. Ils pourront compter sur la vidéosurveillance du site Geodis et de la zone industrielle, bardée de caméras.