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20 Mar 2024 | Trafic
 

Le marché parallèle du tabac et les conséquences sur la filière des buralistes est toujours au cœur des questions écrites déposées sur le bureau de lAssemblée nationale (ce 12 mars) ou du Sénat (ce 14 mars).

•• Depuis quelques mois, les buralistes du Puy-de-Dôme sont victimes de plusieurs cambriolages avec, à ce jour et, depuis le 26 février 2024, 18 cambriolages ou tentatives de cambriolage (voir 2 mars). Cette série d’incidents criminels répétés inquiète la députée (Modem et Indépendants du Puy-de-Dôme), Delphine Lingemann qui interpelle le ministre de l’Intérieur.

Afin de faire face à cette situation alarmante, des actions préventives doivent être mises en place afin de dissuader les criminels et assurer le maintien de la sécurité des commerçants et des citoyens, suggère-t-elle. Elle souhaiterait connaître les mesures envisagées par le Gouvernement pour garantir la sécurité des buralistes et de leurs clients et mieux contrôler la vente illicite de cigarettes. 

•• Alexandre Vincendet (Les Républicains, Rhône) attire l’attention de la ministre du Travail, de la Santé et des Solidarités, sur le bilan de la lutte contre la contrebande de tabac. À ce titre, il souhaite connaître le bilan de la verbalisation de 135 euros et le nombre de verbalisations depuis le décret sorti en mars 2020. Par ailleurs, il demande si le Gouvernement souhaite durcir sa politique frontalière pour éviter les fermetures de buralistes en France.

•• La députée des Pyrénées-Orientales Michèle Martinez (RN), revient sur la situation  des buralistes de son département  (voir 1er février). « Leur activité est en danger et nombre d’entre eux sont au bord de la fermeture, avec une baisse entre 50 % et 80 % des ventes des paquets de cigarettes », précise-t-elle, « cette hausse des prix ne fera donc pas baisser le tabagisme, elle ne fera que réduire le pouvoir d’achat des Français, alimenter les trafics illégaux de tabac et mettre en danger l’activité des buralistes situés près des frontières ».

C’est pourquoi elle interpelle le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur les moyens qu’il compte mettre en place afin que la lutte contre le tabagisme passe davantage par la prévention que l’augmentation des prix, qui met à mal les buralistes des Pyrénées-Orientales.

•• La sénatrice du Gard (Les Républicains) Vivette Lopez insiste auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique sur le mécontentement exprimé par les buralistes au sujet du développement du tabac de contrebande dans les épiceries dites de nuit.

Elle constate que « depuis plusieurs années, les augmentations constantes de la fiscalité sur le tabac ont incité les consommateurs à délaisser les bureaux de tabac pour sapprovisionner sur un marché parallèle souvent illégal. Enfin, laide de soutien forfaitaire actuellement en place apparaît insuffisante, surtout si elle nest pas accompagnée dune lutte plus stricte contre le marché parallèle et dune sensibilisation accrue des propriétaires de locaux commerciaux ».

Cest pourquoi elle lui demande de lui indiquer quels moyens efficaces il entend mettre en œuvre pour la fermeture définitive des épiceries de nuit qui envahissent « nos villes et villages ».