Dans la revue « Nature », trois scientifiques de l’université de Californie (San Francisco), affirment que la menace sur la santé publique constituée par la consommation excessive de sucre est telle qu’elle justifie la mise en place de mesures comparables à celles prises afin de limiter la consommation de tabac et d’alcool.
Le lien entre consommation de sucre et augmentation de maladies (avec chiffres alarmistes à l’appui : 35 millions de morts par an et 500 millions de diabétiques d’ici 2030, au niveau mondial) plaideraient pour une forte taxation (doublement du prix) et un encadrement strict de la vente des produits sucrés (limitation du nombre et des heures d’ouverture des points de vente, contrôle d’accès des jeunes). Pour les trois auteurs, les actions de prévention se révèleraient inefficaces face à la gravité de la situation.
Plusieurs initiatives – moins drastiques – émergent en Europe. Le Danemark vient d’augmenter de 33% sur les chocolats et sucreries. En France, après l’interdiction des distributeurs dans les écoles depuis 2005, la taxe sur les boissons sucrées (7,16 euros par hectolitre) est entrée en vigueur le 1er janvier.




