
À la veille de la présentation du budget 2027, les buralistes entendent faire pression sur le gouvernement en se mobilisant ce mercredi 30 septembre à proximité de l’Assemblée nationale. Ils espèrent obtenir un gel sur la fiscalité et la fin de l’indexation des prix sur le tabac, instaurée par le Projet de Loi de Finances de la Sécurité sociale remontant à 2023.
Nous reprenons une information de C News du 30 septembre.
« On est vraiment arrivé à un point de bascule. Chaque euro, chaque centime rajouté au prix du paquet, c’est un cadeau fait aux trafiquants et aux réseaux mafieux », regrettait déjà le 7 septembre dernier Xavier Dupont, trésorier général de la Confédération des buralistes, au micro de ICI Île-de-France.
Il estime que la hausse des prix imposée par l’État pénalise les buralistes, selon lui, au bénéfice des filières clandestines, la jugeant « contreproductive sur le terrain, pour la sécurité, pour les finances publiques ».
Par la voie de son trésorier, la Confédération des buralistes a aussi jugé « décevante » la loi Ripost de 2026 qui prévoyait de sanctionner plus rapidement les auteurs de délinquance, mais dont « le Conseil constitutionnel a supprimé quelques lignes permettant de renforcer la sécurisation du monopole ». Ces articles prévoyaient de durcir les peines encourues en matière de trafic de tabac et de contrefaçon de marque. Elles ont cependant été retoquées (voir les 16 août et 22 septembre 2026).
Une déception partagée par Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, qui défend que la fiscalité actuelle soutient indirectement le marché illégal de la cigarette et pousse « au développement du marché illégal ».




