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1 Oct 2026 | Profession
 

Plusieurs dizaines de buralistes se sont rassemblés mercredi 30 septembre à Paris à proximité de l’Assemblée nationale pour réclamer un gel de la fiscalité du tabac, à la veille de la présentation du budget et après une première série de rassemblements dans des villes moyennes (voir ci-dessous et 30 septembre).
Nous reprenons l’article qu’y consacre Le Figaro.

Les buralistes faisaient notamment la promotion d’une pétition lancée le 22 septembre, réclamant le gel de la fiscalité appliquée aux produits du tabac et le renforcement de la lutte contre les trafics de tabac. « Dans un contexte politique, économique, financier et social des plus délicats, toute nouvelle augmentation des prix du tabac apparaît comme la provocation de trop », selon cette pétition en ligne sur le site Change, signée ce mercredi par plus de 4 200 personnes.

Indexé sur l’inflation, le prix des cigarettes devrait augmenter mécaniquement au 1er janvier prochain de « près de 1 euro » par paquet selon les calculs de la Confédération des buralistes. « Aujourd’hui les buralistes sont au bout du bout. Il y a une vraie inquiétude », indique à l’AFP Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, qui réclame « une feuille de route claire » de la part des autorités.

« Trouver des cigarettes en dehors du réseau légal est d’une facilité déconcertante. On paye une redevance (à l’État) pour un monopole qui nous échappe. On veut juste pouvoir vivre de notre travail », déplore auprès de l’AFP Laurence Proust, membre du Conseil d’administration de la Confédération et buraliste à Sablé-sur-Sarthe venue participer au rassemblement.

Patricia Lavolo, présidente de la fédération des buralistes de la Mayenne, est venue de son côté dénoncer « l’insécurité » dont est victime la profession et estime que « les sanctions à l’encontre de ceux qui vendent du tabac au marché noir ne sont pas assez importantes ».

Les buralistes avaient déjà fait entendre leurs voix début septembre, avec des rassemblements organisés dans 6 villes de France sur une semaine afin de dénoncer « un ras-le-bol fiscal qui menace leur modèle économique ».