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26 Déc 2015 | Profession
 

Buraliste Lot-et-GaronneOn se souvient de l’effroyable sort de cette buraliste sexagénaire de Saint-Barthélemy d’Agenais (Lot-et-Garonne) qui, en juin 2012, avait été surprise de nuit à son domicile, ligotée, séquestrée, enfermée dans un coffre de voiture le temps du cambriolage de son point de vente, puis abandonnée au bord d’un lac. Ses agresseurs ont depuis été retrouvés et dûment condamnés (voir Lmdt des 11 et 16 juin 2014). Martine en était à son quatrième vol avec menaces.

On se souvient encore que deux mois après cette condamnation, elle devait être confrontée à son cinquième braquage (voir Lmdt du 23 août 2014). Ce qui avait suscité de sa part ce commentaire laconique : « j’ai connu pire. Mais je ne vais pas fermer mon commerce. Je perds déjà du temps pendant que les investigations sont en cours ! ».

Investigations ayant finalement permis l’arrestation des deux braqueurs qui ont comparu, ce mercredi 23 décembre, devant le tribunal d’Agen où ils ont été reconnus coupables de vol avec violence au préjudice de notre buraliste. Pour un butin de quelques centaines d’euros.

À l’origine de cette histoire lamentable avec son complice, Dimitri Huguet bredouille des explications qui en disent long sur une certaine forme de délinquance en zone rurale : « on voulait cambrioler une maison. Alors on a trainé dans les parages toute la journée. Sans rien trouver. On est passé à plusieurs reprises devant le magasin que je connaissais. Je lui ai proposé de faire le coup. Au début, il a refusé. Il a ensuite accepté ».

Il a aussi reconnu avoir aspergé la buraliste avec une bombe lacrymogène. Son complice Mourad Rezzoug a concédé devant les juges une addiction au jeu, en guise d’explications.

Pourvus tous deux d’un casier judiciaire avec plusieurs mentions, ils ont assuré avoir éprouvé … des remords au lendemain d’une agression qui aurait pu leur valoir un passage devant la Cour d’assises. « Nous avons pensé à rendre l’argent mais c’était trop compliqué ».

Quatre années de prison pour Dimitri Huguet. Trois pour Mourad Rezzoug. Ils ont été écroués à l’issue du jugement.

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