À Saint-Lager (Rhône, 1 050 habitants), après un an de fermeture, le bureau de tabac a rouvert ses portes le 13 octobre dernier, avec une nouvelle impulsion, sous le nom de « La part des anges ». Nous reprenons l’article du « Patriote du Beaujolais ».
À la tête du bureau de tabac multi-services de Saint-Lager, Jean-Louis Ferreres, buraliste passionné de 56 ans, originaire de Lyon, qui a également exercé au Cap d’Agde pendant quinze ans. Son ambition est d’offrir bien plus qu’un simple point de vente : un véritable service de proximité, complet et varié.
Le commerce prend le nom de « La part des anges », évocateur de la part du vin qui s’évapore dans les chais. Une référence poétique que Jean-Louis Ferreres a découverte lors de visites de caves. Ce nom incarne aussi sa philosophie : « On arrive, on essaie de respecter la coutume, tout en apportant un souffle nouveau ».
Bien plus qu’un simple bureau de tabac, Jean-Louis Ferreres a mis en place une palette de services pour répondre aux besoins variés de la clientèle locale : « Je propose le point vert Crédit agricole pour faciliter le retrait d’argent, un retrait de bouteilles Butagaz, une librairie, la Française des jeux, de la presse ciblée, avec des titres spécifiques comme Le Canard Enchaîné, Paris Match ou Bayard Jeunesse, souvent absents des envois standards des éditeurs ».
/ Une expérience solide et polyvalente
Avant de s’installer dans le Beaujolais, Jean-Louis Ferreres a dirigé un bar-pub PMU à Rochelongue au Cap d’Agde, où il assurait souvent des services en horaires décalés. Cette expérience lui a permis d’acquérir une grande souplesse dans sa manière de travailler et une gestion rigoureuse des stocks, avec une maîtrise de la comptabilité analytique.
Il sélectionne, chaque semaine, cinq à six nouvelles références de tabac à commander parmi 400 à 450 disponibles, en tenant compte des demandes spécifiques des clients. « Mon objectif est de proposer le meilleur service local, en restant à l’écoute des besoins et des habitudes de chacun ».
/ Un engagement local fort et des projets d’agrandissement
Jean-Louis Ferreres ne compte pas ses heures : « Je travaille sept jours sur sept, mais c’est un choix. Je veux que les gens sachent qu’on est là tous les jours ». Il s’investit aussi dans la vie locale, en cherchant à développer des partenariats avec des artisans locaux pour valoriser les produits de proximité.
Malgré les défis, le gérant est optimiste pour l’avenir. « J’ai déjà des retours positifs, et les clients sont satisfaits. Je suis tranquille ici, je suis bien ».
Il envisage déjà d’agrandir son magasin de 50 %, afin d’élargir son offre et de renforcer son rôle de commerce ancré dans le territoire.
Pour lui, le métier de buraliste est passionnant : « J’aime les gens, les rencontres, un client satisfait en amène toujours un autre ».




