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11 Avr 2021 | Profession
 

Fermetures épisodiques des frontières, limitations des déplacements, pause fiscale … la vente de tabac se « relocalise » et les buralistes chaumontais sont les premiers à le ressentir. Ils commentent l’évolution dans Le Journal de la Haute Marne.

Durant les deux premiers mois de l’année, les ventes de cigarettes et de tabac à rouler y ont augmenté de 9,8 % en volume alors qu’elles ont  baissé au niveau national de 2,7  %, rapporte Patrick Laumont, président de la Fédération des buralistes de Haute-Marne.

•• Pour un confrère de Chaumont, tout a commencé en mars 2020 avec le confinement strict. Il raconte une forte hausse des ventes et de grandes difficultés à s’approvisionner. La limitation de déplacement aux dix kilomètres qui a débuté ce lundi soir, est appelée à avoir le même effet, selon lui.

La réduction à l’importation d’une cartouche par personne, depuis juillet 2020,  a permis de maintenir cette hausse des ventes sur la longueur et, par conséquent, jusqu’aux premiers mois de 2021, ajoute le président départemental.

Les buralistes de départements comme la Haute-Marne sont ainsi appelés à garder leurs clients sauf en cas de nouvelle hausse du prix du tabac, non pas de l’État qui devrait s’abstenir durant deux ans après la hausse de janvier dernier mais des fabricants, rapporte le quotidien régional.

Hausse qui se traduit aussi par un changement des achats. Le tabac à rouler (ainsi que le vapotage) gagnant des parts de marché au détriment des cigarettes.

•• Patrick Laumont confirme cette tendance en précisant que la politique d’augmentation des prix pour pousser la population à arrêter de fumer est « un véritable fiasco ». Il donne deux chiffres à l’appui : « en 2003, date du plan anti cancer de Chirac, la France comptait 12 millions de fumeurs. Aujourd’hui, ils sont 14 millions ». En fait, la politique du prix n’a fait que déplacer la consommation et amplifier le marché parallèle (…)

•• Dernière donnée : cette année plutôt florissante pour les buralistes a permis de limiter l’hémorragie des fermetures. En 2005, la Haute-Marne comptait 120 bureaux de tabac. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 92 … mais sans aucune fermeture en un an. D’autant plus que les buralistes proposent désormais de nouveaux services conclut Le Journal de la Haute-Marne.