Philip Morris se dit favorable à la poursuite des recherches sur l’impact sanitaire des alternatives à la cigarette – tels que les cigarettes électroniques – à condition que celles-ci soient menées par « une association tierce indépendante et scientifique ».
C’est ainsi que débute un article du site Euractiv, signé Sarantis Michalopoulos, que nous reprenons.
La Commission européenne prévoit d’évaluer pour la première fois les effets sur la santé des cigarettes électroniques, du tabac chauffé et d’autres produits à base de nicotine dans le cadre d’une révision des principales directives sur le tabac.
Un responsable de la Commission a confié à Euractiv que l’évaluation serait basée sur des études qui seront « financées exclusivement par des fonds européens », conformément aux directives éthiques de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour la lutte antitabac.
Massimo Andolina, président de Philip Morris International pour l’Europe, a commenté pour Euractiv que le groupe serait « tout à fait favorable à ce qu’une association tierce indépendante et scientifique mène une étude approfondie pour valider nos affirmations ». Il n’a pas précisé quelle organisation pourrait répondre à ces critères selon le groupe.
Pour l’heure, on ne sait pas encore exactement comment la Commission prévoit de mener son évaluation (…)
Plusieurs organisations de santé et de lutte contre le cancer ont récemment envoyé une lettre aux États membres de l’UE, les exhortant à prendre des mesures concernant les produits du tabac alternatifs.
Ceux-ci restent une « préoccupation croissante » pour la santé publique et « encouragent » les jeunes à commencer à consommer de la nicotine, estiment ces groupes.
Parallèlement à cela, les tensions s’intensifient entre l’industrie du tabac et la Commission, qui a récemment proposé d’augmenter les taxes sur les cigarettes ainsi que sur les nouveaux produits. Bruxelles souhaite également réaffecter 15 % des recettes nationales provenant des taxes sur le tabac au prochain budget de l’UE 2028-2034 (voir 21 juillet 2025).
Lors d’un entretien récemment accordé à Euractiv, le commissaire européen à la Santé, Olivér Várhelyi, a souligné que les produits tels que les cigarettes électroniques sont extrêmement populaires, en particulier chez les jeunes, et présentent un risque important pour la santé.
« Ils ne paient pas encore [d’impôts], et il est clair pour moi qu’ils devraient le faire », avait-il affirmé.




