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21 Jan 2026 | Trafic
 

Responsable des actions contre les trafics chez Seita Imperial Brands, Hervé Natali observe une radicalisation de la contrebande partout en France.
C’est ainsi que débute une interview dans Sud Ouest (dans un numéro de décembre, le 14 décembre exactement) dont nous reprenons des extraits.

Sans qu’il s’agisse à tous les coups de contrebande, les régions frontalières restent-elles les plus concernées par l’approvisionnement hors les clous du réseau des buralistes ?

Hervé Natali : Moins qu’avant, parce que le poids du business illégal est justement en train de lisser l’origine de cette consommation dans toutes les régions de France. Bien sûr, certains secteurs restent particulièrement affectés par la contrebande, par exemple les Pyrénées-Atlantiques, tandis qu’ailleurs, à Bordeaux, des bandes venues des pays de l’Est se partagent le marché avec des passeurs internationaux transitant par l’aéroport.
Mais au moins ce problème est enfin admis par l’État, et nous pouvons nous accorder sur le montant de la perte de recettes fiscales, entre 3,5 et 5 milliards d’euros chaque année.

Parfois contestés, les résultats de votre enquête « Ramasse paquets » sont éloquents…

Hervé Natali : Cette étude annuelle s’appuie sur la même méthodologie dans 126 villes de France, avec toujours les mêmes quartiers quadrillés, en évitant les lieux touristiques et les grands événements sportifs.
Les paquets ramassés par terre et sur le haut des poubelles sont envoyés chez le fabricant pour être authentifiés, ou bien à l’inverse désignés comme issus d’un pays étranger, de la contrebande ou de la contrefaçon.
En Nouvelle-Aquitaine, plus de 40 provenances différentes ont été repérées début 2025.
Le reflet d’une consommation marquée par le tournant de l’année 2018, avec le prix du paquet à 10 euros…