Toujours dans le climat polémique qui préside à la désignation de Tonio Borg au poste de Commissaire européen à la santé (voir Lemondedutabac du 23 novembre), d’autres voix s’élevaient à Bruxelles, en fin de semaine, pour développer un discours plus positif. Avec les contre-arguments suivants.
Tonio Borg s’est révélé particulièrement brillant lors de son audition de trois heures devant le Parlement européen (voir Lemondedutabac du 14 novembre). Sous un flot de questions déstabilisantes, il a fait preuve de « maitrise des dossiers » et même d’une « certaine épaisseur politique ».
D’autre part, ancien ministre des Affaires étrangères de Malte, Tonio Borg connaît particulièrement les arcanes de la Commission, suffisamment pour y avoir laissé la trace d’un homme maîtrisant bien la lettre et l’esprit du fonctionnement des institutions européennes. Au delà de ses opinions personnelles.
Dernier point : son prédécesseur, John Dalli, était membre du PPE (Parti populaire européen) lequel s’est senti affaibli par cette déplorable histoire de démission forcée (voir Lemondedutabac du 18 octobre). Pour réparer cette déconvenue, le groupe majoritaire au Parlement européen aurait soutenu une personnalité présentant toutes les garanties de crédibilité.
Le Commissaire devrait voir sa nomination définitivement entérinée, par le Conseil des ministres, mercredi prochain à Bruxelles. Et de relancer le processus menant à la nouvelle Directive tabac, dans la foulée. Question de crédibilité pour la Commission, cette fois-ci.




