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22 Oct 2026 | Profession
 

« L’État nous doit la sécurité publique », insiste Philippe Coy (vice-président des Entrepreneurs, ex-CPME, et président de la Mudetaf). Quelque 3 000 commerces ont subi des dégradations en marge de la mobilisation sociale du 17 octobre. C’est ce que rapporte France-Info le 20 octobre.

Face à « une vraie organisation de guérilla », Philippe Coy attend samedi prochain une police « assez nombreuse pour protéger les biens et les personnes », a-t-il déclaré.

La première des préoccupations et des sollicitations, c’est d’assurer la sécurité de nos établissements. L’État nous doit la sécurité publique », assure Philippe Coy.
« On a bien vu que la défaillance avait été au rendez-vous, ce qui fait que des milliers de commerçants ont été pillés, avec, au final, des vies brisées, des gens meurtris. »

Pour Philippe Coy, les commerçants sont aujourd’hui « fatigués » face aux dégradations à répétition. Environ 3 000 commerces ont été touchés le week-end dernier, « une proportion jamais connue ». « Nous n’en sommes malheureusement pas à un coup d’essai », explique le vice-président des Entrepreneurs. Désormais, de nombreux professionnels se préparent et certains annoncent déjà vouloir se défendre si de nouveaux pillages devaient avoir lieu.

« Il y a eu 2018, avec les gilets jaunes, il y a eu 2023, les émeutes. Les commerçants sont épuisés et, quand vous voyez votre commerce, votre vie, pillés, l’un des réflexes, et le plus mauvais certainement, c’est de vouloir se défendre soi-même devant les carences de l’État. »

 

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