L’engouement médiatique sur la cigarette électronique s’est quelque peu calmé, en ce début d’année. A retenir toutefois, un article d’une page du Figaro (la semaine dernière) effectuant une « Une plongée dans la France des vapoteurs » et les conseils d’Yves Martinet (président du Comité national contre le Tabagisme) sur BFM dans l’émission « l’Atelier numérique » du samedi après-midi.
• « Plongée dans la France des vapoteurs ». Ils sont 2 millions en France et le verbe « vapoter » n’a toujours pas son entrée dans le dictionnaire le Petit Robert constate Le Figaro. Et pourtant, suit une galerie de portraits de ces vapoteurs …
. Comme cette femme de 58 ans (et 40 ans de tabagisme) qui a réussi à arrêter la cigarette traditionnelle depuis qu’elle a découvert son fils qui « fumait un stylo ».
. Comme cette importance communauté de vapoteurs sur la « Toile », issue notamment de la génération du début qui a fait ses achats sur Internet et se trouvait isolée.
. Comme cette septuagénaire qui a abandonné « son briquet Dupont et ses mentholées découvertes aux USA, il y a 50 ans » après s’être équipée dans une boutique.
. Comme cette non-fumeuse qui, sans se mettre à la e-cig, apprécie de ne pas se retrouver seule en fin de repas, alors que tous les amis sont partis « s’en griller une » sur le balcon.
Seulement, plane toujours le doute …
. « Pour l’heure, le savoir scientifique autour de cet appareil est en émergence (…) Il faudra attendre des années avant de connaître le degré réel de dangerosité de cet appareil », signale François Beck, responsable des enquêtes et statistiques à l’Inpes (qui lance une grande enquête cette année sur le comportement des Français par rapport à la cigarette électronique, voir Lemondedutabac du 7 janvier).
. Bertrand Dautzenberg rappelle qu’elle peut être une porte d’entrée dans le tabagisme pour les jeunes.
• Sur BFM, Yves Martinet commentait, en fait, les propos du concepteur de la cigarette électronique connectée « Smokio » (voir lemondedutabac du 31 janvier).
Après avoir avoué spontanément « être un ancien fumeur », Yves Martinet confirme que « même si l’on ne connaît pas l’innocuité exacte, la e-cigarette est vraisemblablement moins dangereuse ». Mais, à condition que cela soit une étape pour arrêter de fumer, à condition de ne pas vapoter tout le reste de sa vie … Pour lui, le risque est d’associer « une simple réduction du nombre de cigarettes et de devenir dépendant de la vapoteuse ».
Autre remarque du Professeur sur l’intérêt d’une e-cig connectée qui évalue la consommation : « quand on fume une cigarette, on tire en moyenne une dizaine de bouffées et on fait une pause en attendant la prochaine. Avec la e-cig, on voit de plus en plus de personnes qui vapotent en permanence et n’ont même plus conscience de ce qu’elles inhalent ».




