L’interdiction de vente de la cigarette électronique aux moins de dix-huit (voir Lemondedutabac du 27 juin) suscite des reportages sur le décryptage de ce « phénomène de mode » chez les jeunes.
• Comme dans le journal de 7h30 de BFM TV, annonçant un sujet plus complet diffusé samedi 29 juin à 18h.
Côté images : deux jeunes de 14 ans « vapotant » dans un square parisien, « à l’heure du goûter » ; une sortie de collège, toujours à Paris, où un groupe d’adolescentes se partagent une e-cigarette « en se cachant à peine ».
Côté témoignages : l’attractivité tourne beaucoup autour de la grande variété des parfums de e-liquides (avec une recharge « Rum Cola ») et, bien sûr, de la nouveauté. « C’est tout nouveau, on a envie d’essayer ». Une des adolescentes à la sortie de collège explique qu’elle a commencé il y a deux ou trois mois et qu’elle n’a pas encore testé tous les parfums.
Dans une boutique de e-cigarettes, on ne conteste pas que les parfums soient faits pour « attirer » (avec des « produits » phares), mais pas … les mineurs puisque « bien avant l’application de la loi, on ne leur vend pas ».
• Sur RMC, une jeune fille de 16 ans regrette l’interdiction : elle a commencé à vapoter plutôt que de fumer : « on dit que c’est moins mauvais ». Mais elle trouvera toujours le moyen de s’approvisionner …
La patronne d’une boutique parisienne estime qu’à peine deux mineurs par mois franchissent la porte de son établissement : « je ne vois pas l’intérêt pour un jeune qui ne fume pas de cigarette traditionnelle de se mettre à l’électronique ». Ce sont surtout les mesures à venir qui l’inquiètent (interdiction de publicité et d’utilisation dans les lieux publics) : « c’est impossible. Nous sommes des centaines de boutiques en France ».




