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29 Mar 2021 | Pression normative
 

Trois acteurs distincts ont uni leurs efforts dans la lutte contre les mégots dans la Préfecture de la Marne : le mycélium (appareil végétatif du champignon), dévoreur de filtres de cigarettes (voir 4 août 2019) ayant séduit la ville de Châlons mais aussi La Poste, rapporte L’Union.

•• Michaël Mauvais, le patron d’Essentiel pro, a développé une solution innovante. En effet, dans les caves d’un espace de coworking, un champignon » mégotphage » a patiemment vu le jour.

Le végétal est gourmand des constituants des filtres de cigarettes et les digère lentement mais sûrement. Baptisé Mange-mégot, ce champignon a séduit un responsable de La Poste.

•• Jean-Louis Lanhers est le deuxième acteur de cette association. Chargé de la responsabilité sociétale des entreprises sur la Plateforme industrielle du Courrier (Pic) de Saint-Gibrien (dans la communauté d’agglomération), il a passé un accord avec Essentiel Pro pour l’élimination des mégots de cette dernière.

Dernièrement, La Poste a ainsi livré 300 litres de résidus de cigarettes, représentant environ 45 000 mégots collectés sur le lieu de travail de 350 postiers de Saint-Gibrien …

•• C’est ici qu’arrive le troisième acteur : la Ville de Châlons. Comme le confirme Véronique Lemoine, la directrice du Cadre de Vie, un accord a été signé avec Essentiel Pro.

« Jusqu’à présent, les cendriers du centre-ville étaient vidés et les déchets étaient incinérés. Nous avions le projet depuis un petit bout de temps d’inciter les gens à utiliser les cendriers publics en centre-ville. Nous avons choisi de confier les mégots pour motiver les fumeurs à faire un geste en faveur de l’environnement », explique-t-elle.

Les prochains mois permettront de savoir si cela marche, conclut le quotidien régional.

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