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9 Jan 2022 | Profession
 

Le Réveil Normand revient sur l’information selon laquelle la Confédération des buralistes a passé un accord avec le groupe Loomis afin que les buralistes puissent accueillir un distributeur de billets dans leur établissement (voir 27 novembre et 7 décembre). 

Un accord que certains buralistes du Pays de L’Aigle (dans le Perche, Orne) n’ont pas attendu pour permettre à leurs clients de retirer de l’argent liquide chez eux. Aux Aspres (679 habitants), Sandrine Chymiak fait office de relais pour le Crédit Agricole depuis 19 ans.

•• « Les clients viennent avec leur carte, ils peuvent retirer entre 20 et 100 euros. Je leur donne des fonds qui viennent directement de ma caisse et la banque me vire la somme sur le compte du commerce avec une commission » explique-t-elle au Réveil Normand.

Un service qui est avantageux pour les habitants des Aspres mais également pour la commerçante qui se réjouit de pouvoir « vider un peu la caisse, c’est plus sécurisé. Il n’y a jamais de grosses sommes dedans ». Elle a depuis étendu le relais aux clients du Crédit mutuel. « C’est sûr que ça attire les clients, c’est plus pratique pour eux. Il y a pas mal de personnes âgées qui veulent régler en liquide » explique-t-elle.

•• Du côté de Saint-Ouen-sur-Iton (853 habitants), un couple vient tout juste de reprendre le commerce et le relais de banque est arrivé en même temps. « Le retrait fonctionne bien, forcément le matin à 8 heures je ne peux pas réaliser 2 retraits de 100 euros mais les clients le savent » décrit la patronne. Le relais du Crédit Agricole lui permet de son côté de toucher 1 euro de commission sur chaque transaction.

Si elle ne se dit pas fermée à l’idée de recevoir un distributeur automatique dans son commerce, elle estime que le principe de relais est « un bon service qui fonctionne simplement » et qui « permet aux clients de faire le moins de déplacements possible ».