
« Je suis un mauvais braqueur… »
« Je suis un mauvais braqueur, madame », conclut l’homme de 21 ans depuis seulement deux jours, bac en poche, inscrit à l’université, une intelligence dans la partie supérieure de la moyenne, aucun antécédent judiciaire. Une personnalité qui, paradoxalement, a laissé perplexe le parquet. « Et cela m’inquiète », a d’emblée affirmé Karim Mohamed, le vice-procureur de la République. « On a le sentiment d’une certaine froideur. »
Le garçon, résidant sur la commune, est poursuivi devant le tribunal correctionnel de Bourges pour avoir vidé, de force, avec une arme au poing factice, le tiroir-caisse du bar-tabac Le Presse-papier, à Mehun-sur-Yèvre, le 16 août.
Et cinq jours plus tard, bis repetita : toujours à Mehun, il a écumé le tiroir-caisse du bar-tabac La Civette avec le même faux flingue. Montant du butin : près de 3 000 euros.
Amine Zouhair n’a pas l’assurance des bandits de grand chemin, ni la fierté des voyous aguerris. Quand il siphonne la recette de La Civette, avant de déguerpir, il « achète » deux paquets de cigarettes en jetant sur le comptoir un billet de cinquante euros qu’il venait de voler. Un braqueur honnête… « Je suis habitué à payer quand je prends quelque chose qui n’est pas à moi. » Sauf les liasses de billets de banque.
Préjudice
Deux hommes sont activement recherchés par la police lyonnaise depuis ce 19 octobre. Ils sont soupçonnés d’avoir braqué un bureau de tabac situé sur le boulevard des États-Unis, dans le 8e arrondissement de Lyon. Le préjudice est estimé entre 5 000 et 10 000 euros.
Deux braquages en moins de 24 heures dans l’Yonne
Le commerce d’un couple de buralistes situé dans le village d’Appoigny, dans l’Yonne, a subi deux braquages en moins de 24 heures, pour un préjudice s’élevant à plusieurs milliers d’euros.
Des malfaiteurs très déterminés. Tôt, le 12 octobre, le bar-tabac situé sur la place du Marché, à Appoigny, au nord d’Auxerre (Yonne), a été victime d’un cambriolage extrêmement violent. « Une voiture-bélier est entrée dans la porte-fenêtre de la vitrine, qui a explosé sous le choc », a expliqué Isabelle, la gérante du commerce, à CNews. « Il y avait un conducteur et un passager, qui est entré pour aller chercher le tabac », a-t-elle ajouté.
Un vol de cigarettes estimé à 2 200 euros, selon L’Yonne républicaine. Mais les cambrioleurs ne se sont pas arrêtés là : dans la nuit du dimanche suivant au lundi, ils sont revenus sur les lieux de leurs méfaits, profitant de la brèche ouverte dans la vitrine la veille.
Le cambrioleur « avait son sac, il a repris quelques paquets de cigarettes et a volé le tiroir-caisse qui était vide », a expliqué la gérante. Au-delà de la valeur du butin, le préjudice est considérable pour le bar-tabac.
« 11 700 euros pour la porte-fenêtre. C’est pénible, parce que l’on va être embêté pendant quelques mois », s’est lamentée Isabelle, qui songe à renforcer son dispositif de sécurité.




