Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
23 Déc 2025 | Profession
 

Une buraliste entourée de colis dans son tabac

Avec les fêtes de Noël, les colis ont envahi les points relais ces dernières semaines et certains commerçants se retrouvent dépassés à Clermont-Ferrand et ses alentours.
C’est ainsi que débute un article de La Montagne, du 20 décembre, dont nous reprenons l’essentiel.

En entrant dans le bar-tabac La Suite de Pont-du-Château (15 kilomètres de Clermont-Ferrand), on pourrait croire qu’un déménagement se prépare en apercevant, sur les banquettes de la salle, une trentaine de colis. « Ce sont seulement les retours du week-end », souffle Quentin Mathus. Ce buraliste, dépôt Relais Colis depuis plus d’un an, n’a nulle part ailleurs pour les stocker.

 

Son espace dédié, une petite pièce de quatre à cinq mètres carrés avec des étagères, est plein à craquer.
Pas le choix, donc, même si ce n’est pas l’idéal en termes d’image.
« Ça m’énerve vraiment, ça prend de la place pour les clients, peste le jeune homme de 28 ans. On n’a jamais eu autant de colis ». Depuis que le Super U voisin a stoppé son service Relais Colis il y a deux mois, le commerçant est sursollicité, débordé même. Et les retombées sont loin de ses espérances.

« J’ai pris la décision d’arrêter il y a deux semaines parce qu’on a reçu la facture. On a fait un gros flux de colis pour 140 euros sur le mois, révèle-t-il. C’est dérisoire par rapport au travail que ça représente…

… On a remarqué qu’ils (Relais Colis) ont baissé leur grille tarifaire de quasiment 50 %. On reçoit de plus en plus de colis mais on est moins payé. C’est dommage parce que ça fait du flux mais on trouvera autre chose. On a un préavis d’un mois… »