Depuis ce 1er avril, les buralistes belges commencent à ne plus exposer les produits du tabac à la vue de leurs clients. Paquets de cigarettes, cigares et autres tabacs à rouler sont relégués dans des trappes ou derrière des rideaux (voir 27 et 30 mars).
Depuis deux semaines, la boutique Tab&Co du Bizet (petite commune frontalière connue pour ses nombreux débits de tabac) se prépare pour cette petite révolution chez fumeurs belges, mais aussi pour les clients français qui traversaient régulièrement la frontière, selon un reportage de France 3 Hauts-de-France.
« Certains produits ou visuels ne sont désormais plus affichés dans notre magasin. Mais rassurez-vous : notre assortiment reste complet et inchangé » tente-t-elle de rassurer sur ses réseaux sociaux. D’autant que les clients peuvent désormais seulement acheter les produits de tabac grâce à une liste neutre (sans image, ni couleur) qui présente les marques, les types de produits, les quantités et les prix. La liste pouvant être en format papier ou numérique.
« On a failli perdre des clients, ils pensaient qu’on ne vendait plus du tout de tabac », témoigne une marchande de tabac. « Sur la devanture, on ne peut plus écrire « tabac », « cigarette » ou « cigare », non plus. Depuis quelques jours les clients sont surpris par ces changements d’aménagements. On explique gentiment aux clients la décision du gouvernement, mais nous vendons toujours du tabac. »
Pour l’instant, la buraliste ne craint pas vraiment de voir son chiffre d’affaires tomber en flèche. Elle sait qu’elle peut compter sur ses « clients réguliers ». Pour autant, elle porte un regard sceptique sur cette mesure. « Je conçois que pour la santé publique cette mesure soit nécessaire, après … un tabac reste un tabac ».




